Images d'archives © TF1/LCIC'est probablement un tournant. Alors que la grève des urgentistes et des anesthésistes n'avait jusqu'à présent pas de conséquences sur les patients, le président de l'Amuf, Patrick Pelloux, appelle à durcir le mouvement. Il a en effet annoncé vendredi qu'urgentistes et anesthésistes hospitaliers observeront une grève des soins non urgents jeudi 17 janvier à l'appel de quatre syndicats pour obtenir le paiement d'heures supplémentaires accumulées.
"Les accidentés seront pris en charge, ceux qui viennent avec un problème chronique seront dirigés vers une consultation de médecine de ville", a déclaré le président de l'Association des médecins urgentistes de France à l'issue d'une assemblée générale à Paris, qui rassemblait les délégués des syndicats Amuf, Samu de France, SNphar et Smarnu. Selon le docteur Michel Dru, de l'hôpital Henri Mondor de Créteil, une journée de grève de soins non urgents signifie, pour les anesthésistes, "déprogrammer" les opérations qui peuvent attendre, et "faire un service minimum".
"On continue mordicus", a ajouté Patrick Pelloux précisant que les syndicats "se rendront à l'invitation de la ministre de la Santé" Roselyne Bachelot à une réunion avec son directeur de cabinet lundi 14 janvier. Les thèmes abordés seront "les revendications actuelles des urgentistes, des anesthésistes-réanimateurs et des SAMU, les difficultés du métier et le projet de création d'un conseil national de l'urgence et de la permanence des soins". Le conflit aux urgences hospitalières porte sur les 23 millions d'heures supplémentaires impayées et les 3,5 millions de jours de congés accumulés dans des comptes épargne temps par l'ensemble des salariés de l'hôpital, faute d'effectifs suffisants.
(D'après agence)
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