Augmentation des MST en France

le 05 février 2008 à 11h05 , mis à jour le 05 février 2008 à 11h11

Cette recrudescence peut faire craindre un relâchement de la prévention des comportements sexuels à risque, avec un risque de transmission du sida.

Préservatifs capotes protection MST © DR

Gonococcies, syphilis et infections dues aux chlamydiae. Ces noms sont ceux de maladies sexuellement transmissibles (MST), en augmentation en France, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publié mardi. Suite à la recrudescence de la syphilis en 2000, un système de surveillance a été mis en place. Après une diminution en 2005, le nombre de cas augmente à nouveau en 2006 (455 cas contre 339).

Plus d'infos

 
Pour les spécialistes, cette recrudescence peut faire craindre un relâchement de la prévention des comportements sexuels à risque, avec un risque de transmission du VIH (virus du sida). Dans un contexte global d'augmentation de ces différentes infections sexuellement transmissibles, les campagnes d'information et de prévention des infections sexuellement transmissibles et d'incitation au dépistage de la syphilis sont toujours d'actualité.
 
Des complications graves
 
Selon le BEH, les infections dues aux gonocoques (pas toujours aisées à diagnostiquer chez les femmes) sont "en nette progression". Cette augmentation des IST (autrement appelées MST) touche particulièrement les hommes. "Cependant, la hausse du nombre d'infections à gonocoque est très marquée chez les femmes, avec une augmentation d'un facteur 3 entre 2005 et 2006". Ce qui "suggère une accélération de la transmission au sein de la population hétérosexuelle", note le BEH qui se préoccupe de la diffusion de souches résistantes à l'un des traitements (ciprofloxacine).
 
Autre MST en hausse, sans doute en partie en raison d'un meilleur diagnostic, les lymphogranulomatoses vénériennes rectales (LGV) dont l'agent infectieux est Chlamydia trachomatis. Cette forme de l'infection, qui a émergé en France et dans les autres pays européens en 2003, touche les homosexuels.
 
Chez la femme, l'infection causée par C.trachomatis est l'infection sexuellement transmissible bactérienne la plus fréquente. En l'absence de traitement, elle peut avoir des complications graves (grossesse extra-utérine, stérilité).
 

(D'après agence)

le 05 février 2008 à 11:05
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