Image d'archives © TF1/LCIUne étude réalisée par des chercheurs américains révèle pourquoi certains patients souffrant de cancers de l'ovaire deviennent au fil du traitement résistants à la chimiothérapie à base de platine, selon la revue britannique Nature.
Les gènes BRCA1 et BRCA2, qui ont capacité à réparer l'ADN - en protégeant les cellules d'agents agressifs, notamment cancerogènes - peuvent eux-mêmes prédisposer aux cancers du sein et de l'ovaire, en cas de mutation génétique. De telles "erreurs" génétiques sont à l'origine d'environ 10% des cancers de l'ovaire, selon les auteurs.
Une découverte applicable à d'autres cancers ?
Ainsi, si les tumeurs de l'ovaire répondent initialement très bien à la chimiothérapie à base de platine, 70 à 80% des personnes traitées finissent par développer une résistance à ces médications, selon l'étude réalisée par les chercheurs du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, à Seattle. De fait, lorsqu'elles sont exposées au cisplatine, certaines cellules du cancer de l'ovaire développent des mutations secondaires du gène BRCA2, qui lui redonnent ses capacités à réparer l'ADN et permettent ainsi à la tumeur de devenir résistante aux attaques de la chimiothérapie.
Elizabeth Swisher, directrice du programme de prévention du cancer du sein et de l'ovaire à l'université de Washington, a qualifié de "jamais vu" ce mécanisme de résistance à la chimiothérapie. Selon elle, il pourrait aider à "trouver de nouveaux moyens de redonner à des tumeurs leur sensibilité à la chimiothérapie". Les chercheurs espèrent pouvoir expliquer, grâce à cette découverte, la résistance aux traitements de nombre de cancers, dont ceux du sein, de la prostate et du pancréas.
D'après agence
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