200 médicaments en libre-service en mai

le 11 mars 2008 à 16h51 , mis à jour le 11 mars 2008 à 17h08

Dès mai, près de 200 médicaments seront accessibles en libre-service dans les pharmacies. Les pharmaciens préviennent qu'ils n'abandonneront pas pour autant leur rôle de conseil.

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Les pharmacies devraient proposer environ 200 médicaments en libre service à partir du mois de mai. Confirmant une information du Figaro, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a indiqué que les médicaments seraient accompagnés d'une "notice adaptée" et seraient proposés dans "un conditionnement adapté à la posologie et à la durée de traitement".

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Le Figaro présente une liste de 226 médicaments ; le nombre devrait tourner autour de 200 mais la liste n'est encore qu'"un simple document de travail", selon Christelle Ratigner, chargée à l'Afssaps des médicaments de prescription facultative. La liste définitive sera publiée dans le cadre d'un décret, actuellement en cours de finalisation, et qui devrait être publié "dans un mois et demi à deux mois", selon le ministère de la Santé.

"Espace réservé de présentation"

Figureront dans un premier temps sur cette liste des antalgiques, des antitussifs, des médicaments ORL, dermatologiques, des spécialités indiquées en gastro-entérologie, en ophtalmologie et pour le sevrage tabagique. Proposer les médicaments en accès direct est "laissé à la liberté des industriels et des pharmaciens d'officines", a précisé la responsable de l'Afssaps. Ces médicaments ne seront "pas n'importe où dans la pharmacie, entre les tétines et les crèmes amincissantes", mais dans "un espace réservé de présentation", et à proximité du "conseil du pharmacien".

Roselyne Bachelot avait annoncé en janvier que des médicaments délivrables sans ordonnance, souvent non remboursés (mais pas nécessairement), seraient en libre service dans les pharmacies au cours du deuxième trimestre. Un des objectifs de cette mesure était de faire bénéficier le patient d'une baisse des prix en faisant jouer la concurrence. "Quand un produit est vendu devant le comptoir, vous pouvez plus facilement comparer les prix", expliquait la ministre de la Santé.

Les réactions des pharmaciens
  • "Avant, je souhaitais un ‘espace conseil' moins accessible. Du moment que la ministre a décidé de mettre les médicaments devant le comptoir, notre stratégie a été de transformer cet espace en ‘espace conseil', et en aucun cas en ‘zone de libre consommation'." Gilles Bonnefond, secrétaire général de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officines (USPO).
  • Face à la "volonté du ministère, il valait mieux qu'on fasse des efforts pour qu'il y ait un meilleur accès (...) dans un secteur sécurisé qu'est l'officine, plutôt que de voir ces produits-là partir dans d'autres cercles de distribution sans aucun réel contrôle pharmaceutique. (...) A la limite, peu importe que ce soit devant ou derrière le comptoir, dès lors que le pharmacien, dans son espace qui est l'officine, a toujours les mêmes obligations, c'est-à-dire, dans l'intérêt du patient, de pouvoir lui dire : ‘Non, je ne vous le vendrai pas'." Claude Japhet, président de l'Union nationale des pharmacies de France (UNPF).

D'après agence

le 11 mars 2008 à 16:51
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