Plus récents, plus chers... mais pas plus efficaces

le 13 mars 2008 à 12h00 , mis à jour le 13 mars 2008 à 12h21

L'Assurance maladie pointe le remplacement de médicaments ayant fait leurs preuves par d'autres plus récents, et qui font déraper les dépenses de santé.

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En 2007, avec 15,2 milliards d'euros, les dépenses de médicaments (hors hôpital) du régime général de la Sécurité sociale ont augmenté de 4,8%. Aujourd'hui, la Caisse nationale d'assurance maladie pointe une des raisons de cette hausse : les médicaments eux-mêmes. Plus précisément, les produits qui ont été le plus récemment mis sur le marché, plus chers que les anciens... et pas toujours plus efficaces.

Cette croissance des dépenses, souligne la Cnam dans son étude, reste néanmoins "deux fois moins élevée que celle observée au début des années 2000 (+8,8% en 2001). Depuis, la croissance des dépenses de médicaments a diminué grâce notamment aux actions entreprises par l'assurance maladie avec les professionnels de santé et au développement des génériques", ajoute-t-elle.

Les prescriptions se reportent sur les produits les plus récents

Mais sur le total de cette hausse, la Cnam explique que les médicaments de moins de trois ans représentent à eux seuls "près de 1,4 milliard d'euros, soit une croissance de 600 millions d'euros par rapport à 2006". Ces produits "contribuent ainsi à l'équivalent de 85% de la hausse totale des dépenses". Or, selon l'assurance maladie, "45% de ces dépenses supplémentaires concernent des molécules qui ne présentent pas ou peu d'amélioration du service médical rendu par rapport à l'arsenal thérapeutique préexistant".

Plus récents sans être nécessairement plus efficaces, "ces nouveaux produits se substituent en partie aux produits existants mais induisent également de nouvelles prescriptions et donc des dépenses supplémentaires", ajoute la Cnam. "Ils témoignent d'une tendance particulièrement marquée en France : le report des prescriptions vers les médicaments les plus récents au détriment des molécules les plus anciennes et souvent génériquées".

La Cnam cite les cas du Lyrica, un anti-épileptique "sans amélioration du service médical rendu, (qui) enregistre la plus forte croissance en 2007 : +42 millions d'euros", et du Spiriva, traitant la BPCO (broncho pneumopathie chronique obstructive), 3e hausse la plus forte (+38 millions d'euros en 2007) pour "une amélioration du service médical rendu mineure".

D'après agence

le 13 mars 2008 à 12:00
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