De quelle maladie souffrait Chantal Sébire ?

le 20 mars 2008 à 07h41 , mis à jour le 20 mars 2008 à 07h44

Cette mère de famille était atteinte d'un neuroblastome olfactif, une tumeur extrêmement rare dont moins de mille cas ont été rapportés ces vingt dernière années.

médecin docteur

Mille cas en vingt ans. Chantal Sébire, retrouvée morte chez elle mercredi soir, souffrait d'un esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif, une tumeur très rare. Cette mère de famille de 52 ans a appris en 2002 qu'elle était atteinte de  cette maladie orpheline qui se développe aux dépens du nerf olfactif dans la cavité nasale. "Il existe deux pics de fréquence pour l'âge de survenue de cette tumeur,  l'un situé vers 20 ans et l'autre vers 50 ans. Les causes de cette tumeur ne  sont pas connues", écrit le cancérologue Jacques Grill (Institut Gustave Roussy, Villejuif, région parisienne) dans un point sur le site des maladies  orphelines.
 
Cette tumeur se développe lentement, surtout localement, mais peut  métastaser au niveau des ganglions cervicaux, des poumons, des os ou des  méninges du cerveau. L'intervalle entre le premier signe et le diagnostic est en général de 6 mois. Le traitement repose sur une chirurgie suivie d'une radiothérapie. La chimiothérapie peut être utilisée pour permettre une réduction tumorale avant la chirurgie ou pour traiter les métastases mais son rôle n'est pas  fermement établi, explique le Dr Grill. Après la chirurgie, l'odorat peut être altéré voire perdu. "La plupart des séries récentes (ndlr: de cas de malades)  rapportent des  survies à 5 ans de l'ordre de 60 à 70%", poursuit ce spécialiste.
 
Les récidives locales peuvent être rattrapées par un traitement de deuxième  ligne, ajoute-t-il. Dès la phase de diagnostic et de chirurgie initiale, le traitement doit être  confié à des équipes multidisciplinaires et, si possibles, dans le cadre d'études prospectives pour augmenter les chances de guérison et la qualité de vie des patients, écrit-il encore. Dans sa requête auprès de la justice, Mme Sébire, qui souhaitait mourir  dignement, faisait état de "souffrances intenses et permanentes", du "caractère  incurable des maux dont elle est atteinte" et de son "refus de devoir supporter  l'irréversible dégradation de son état".

D'après agence

le 20 mars 2008 à 07:41
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