une pharmacie © LCI"Les prix des médicaments à prescription facultative [qui peuvent obtenus sans ordonnance dans les pharmacie, NDLR] seront 25% moins chers dans nos parapharmacies par rapport à la moyenne" dans les pharmacies. Michel-Edouard Leclerc est catégorique.
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Les essais cliniques n'ont pas bonne réputation. Or, sans eux, pas de mise sur le marché de nouveaux médicaments. Une campagne lancée ce mardi s'efforce de dissiper l'odeur de soufre qui les entoure pour susciter les vocations.
Publié le 27/04/2010
Le responsable de la chaîne d'hypermarchés a tenu jeudi une conférence de presse pour évoquer la vente de certains médicaments hors des pharmacies. Le gouvernement a annoncé en mars son intention d'autoriser au deuxième trimestre la vente en libre service dans les pharmacies de quelque 200 médicaments à prescription facultative, dont les prix seront librement fixés par les industriels, les pharmaciens et leurs grossistes. Une autorisation qui fait espérer à la grande distribution alimentaire de pouvoir un jour elle aussi vendre des médicaments.
"Il n'y aura de modération de l'inflation des médicaments que si on met en concurrence les pharmacies et d'autres réseaux de distribution", a-t-il insisté. Leclerc, qui vend déjà des médicaments en Italie où il a profité de la libéralisation du secteur en 2006, se montre toutefois prudent quant à la possibilité pour ses enseignes de faire de même en France. "A ce stade, rien n'est réglé en France et Dieu sait qu'il y aura débat !", a-t-il indiqué.
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Leclerc a toujours milité pour l'ouverture de nouveaux marchés à la grande distribution, au nom de la défense du pouvoir d'achat, selon lui. L'enseigne a été le premier supermarché à vendre du carburant à la fin des années 1970, après avoir remis en cause le monopole des compagnies pétrolières. Il s'est aussi lancé dans la parapharmacie à la fin des années 1980, après avoir également bataillé contre le monopole des pharmacies dans ce secteur.
Michel-Edouard Leclerc propose que les espaces "pharmacie" se situent justement dans ces parapharmacies. Le réseau Leclerc compte actuellement 110 parapharmacies, proposant de 4.000 à 5.000 références et attirant 6 millions de clients chaque année. Deux parapharmacies "pilotes" ont été mises en place en région parisienne, avec des espaces dédiés aux médicaments, mais qui pour l'heure sont vides. Ce week-end, l'enseigne lancera une campagne publicitaire à la télévision, pour "demander que les médicaments soient vendus à prix Leclerc". Cette publicité a reçu un avis défavorable de Bureau de vérification de la publicité, mais TF1 et M6 ont décidé de passer outre, a indiqué Leclerc.
"Leclerc se bat sur 7,50 euros par an" |
Interrogé par LCI.fr, Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), résume l'annonce de Michel-Edouard Leclerc à un simple "coup de pub". "Les médicaments non remboursables représentent 30 euros par an dans le porte-monnaie d'un Français, remarque-t-il. Leclerc se bat là sur 7,50 euros par an [25% de 30 euros, NDLR]. Je ne dis pas que c'est négligeable mais ce n'est pas le cœur du débat." |
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