© LCI/TF1L'étude a été réalisée aux Etats-Unis, mais elle devrait avoir des répercussions bien au-delà du continent américain, et notamment dans les grandes villes qui connaissent régulièrement un fort taux de pollution à l'ozone. Un rapport de l'Académie nationale américaine des sciences établit un lien direct entre cette pollution, mesurés dans de nombreux endroits aux Etats-Unis, et les risques de décès prématurés. Des risques qui apparaissent même en cas d'exposition brève au polluant. Les auteurs de cette recherche ajoutent que les preuves ont été jugées suffisamment solides pour que l'Agence de protection de l'Environnement intègre la mortalité résultant de la pollution à l'ozone dans ses analyses de coûts de couverture médicale, afin d'établir ses futurs normes d'ozone.
L'ozone est principalement produite par la réaction des hydrocarbures imbrûlés et des oxydes d'azote des gaz d'échappement des automobiles avec l'oxygène de l'air sous l'influence des rayons du soleil. Elément clé du smog enveloppant souvent les grands centres urbains (comme New York, Los Angeles... mais aussi Paris, par exemple), l'ozone peut provoquer des problèmes respiratoires sérieux et d'autres effets néfastes pour la santé. S'il existait déjà une accumulation d'indices liant le fait d'être exposé brièvement - moins de 24 heures - à l'ozone à une plus grande mortalité prématurée, les interprétations divergeaient jusqu'alors. D'où ce rapport commandé à l'Académie nationale des Sciences pour trancher.
Les normes actuelles insuffisantes
L'Agence de protection de l'Environnement a plus particulièrement demandé à l'Académie d'analyser les relations entre la mortalité résultant de la pollution à l'ozone et l'évaluation des méthodes pour attribuer une valeur économique aux vies sauvées pour le système de couverture médicale. Se basant sur une analyse des récentes recherches, le comité de l'académie des sciences a conclu que les décès liés à un contact avec l'ozone se produisent le plus souvent chez des individus souffrant déjà de certaines maladies, notamment cardiaques ou respiratoires, ainsi qu'en raison d'autres facteurs pouvant accroître leur vulnérabilité.
Les décès prématurés dus à un contact même bref avec de l'ozone ne se limitent pas aux personnes très proches de la mort. C'est ainsi que l'Académie des Sciences a examiné des recherches basées sur un important groupe de la population de manière à déterminer comment des changements de concentrations d'ozone dans l'air peuvent affecter la mortalité. Ils ont surtout cherché à déterminer l'existence de la concentration limite au-dessous de laquelle l'ozone ne présente plus de danger pour la santé et de risque de décès. Ce comité d'experts a conclu que si cette limite de concentration existe, elle est probablement inférieure aux normes actuelles de santé publique.
D'après agence
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