Un macaque © DRPour les chercheurs, il s'agit du premier modèle transgénique primate de la maladie de Huntington. En clair et en langage courant, c'est un singe génétiquement modifié pour reproduire des symptômes de la maladie observés chez l'homme. Ce qui constitue une avancée notable pour améliorer la connaissance de ce mal incurable. Publiés en ligne dimanche dans la revue Nature, ces travaux américains sur le macaque rhésus marquent un progrès important par rapport à ceux sur les souris, les singes présentant des caractéristiques plus proches de l'espèce humaine.
La maladie de Huntington est une maladie neurodégénérative (qui provoque la destruction des neurones) et héréditaire. Elle touche entre 5 et 10 personnes sur 100.000. Elle débute généralement entre 30 et 50 ans par des troubles du comportement et des mouvements anormaux, suivis de l'apparition de troubles intellectuels, puis d'une démence. Pour pouvoir mieux comprendre son évolution, les chercheurs de l'université Emory d'Atlanta (Centre Yerkes de recherche sur les primates et Département de génétique humaine) ont développé un singe transgénique en introduisant des formes modifiées du gène responsable de la maladie de Huntington dans des ovocytes (ovules) de singe, grâce à un vecteur viral. Les ovules ont ensuite été fécondés et les embryons implantés chez des singes femelles, conduisant à cinq naissances.
Les chercheurs, dont les travaux sont financés par les Instituts nationaux américains de la santé, vont désormais étudier le développement de la maladie et ses effets comportementaux et cognitifs sur ces singes génétiquement modifiés, avec l'objectif de mieux comprendre ses mécanismes pour envisager de futurs traitements.
D'après agence
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