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Découvrez l'intervention de Roselyne Bachelot mardi à l'Assemblée
De nombreuses voix se sont élevées mardi pour dénoncer le projet du directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, de ne plus rembourser à 100% les médicaments traitant les affections de longue durée - une hypothèse qui a été repoussée par le ministre du Budget. Officiellement, le gouvernement ne prévoit "aucune remise en cause" de cette prise en charge, a ainsi assuré Eric Woerth sur France Culture, pour qui on ne peut parler d'un "plan, mais de propositions de l'assurance-maladie".
Mais ce démenti d'Eric Woerth n'a pas empêché le tollé. "Les déclarations du directeur de l'UNCAM sonnent soit comme un tocsin soit comme une provocation", dénonce François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière. Pour MG-France, premier syndicat de médecins généralistes, il s'agit clairement d'une "provocation du directeur de l'assurance-maladie qui poursuit son oeuvre de mise à mal du système de santé solidaire". Et le syndicat de demander : "A quoi sert-il de payer en impôts et cotisations, la sécurité sociale, si même les plus malades ne sont plus couverts ?" Selon MG-France, Frédéric van Roekeghem "mène une politique en opposition avec la politique menée par le gouvernement".
"Inimaginable"
L'opposition participe également au mouvement d'indignations. Pour le Parti socialiste, "les franchises médicales imposées le 1er janvier dernier étaient bien un préambule au démantèlement de notre système de santé". Pour le député socialiste Jack Lang, envisager de ne plus prendre en charge à 100% les médicaments des personnes en affections de longue durée est "inimaginable". "Le gouvernement est-il capable d'aller jusqu'à cette ultime mesure, qui serait une véritable décapitation de notre système de santé et qui serait pour les familles concernées (...) une source de désespérance et parfois même de ruine ?", s'est-il interrogé sur LCI. "Je ne peux pas concevoir que dans un pays qui s'appelle la France, dont la colonne vertébrale est ses services publics, on puisse s'attaquer avec cette violence à notre système de protection sociale", a ajouté l'ancien ministre.
"On n'a pas le droit" de faire des économies de la santé, a renchéri sur Canal+ le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, pour qui "le trou de la Sécu ne tombe pas du ciel, il est créé politiquement". Pour résorber le déficit de l'assurance-maladie, la LCR propose d'arrêter d'exonérer les grands groupes de cotisations sociales. La CGT dénonce pour sa part des propositions "inacceptables", qui s'inscrivent "dans la logique anti-sociale des franchises médicales qui imposent à des malades de payer plus cher leur santé pour financer la recherche pour d'autres malades". Invitée sur France 2, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a précisé mardi soir que le gouvernement tranchera sur la question "vers le 15 juillet".
D'après agence
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