Image d'archives © TF1 Nicolas Sarkozy doit dévoiler vendredi lors d'un déplacement à Bourges un ambitieux plan de développement des soins palliatifs d'un montant de 230 millions d'euros qui prévoit le passage de 100.000 à 200.000 en quatre ans du nombre de patients pris en charge.
Défini il y a un an par le président, cet objectif du doublement de l'offre de soins palliatifs passe par la création de 1.200 lits supplémentaires dans les unités de soins palliatifs des hôpitaux et le développement des structures d'accueil extrahospitalières, selon l'Elysée. Le plan prévoit en outre la création de 75 nouvelles équipes mobiles qui s'ajouteront aux 337 qui interviennent déjà auprès des malades en fin de vie à l'intérieur ou à l'extérieur du milieu hospitaliser, selon l'Elysée.
L'euthanasie pas évoquée
Le deuxième objectif du plan vise à développer la culture des soins palliatifs, "trop peu répandue" parmi les professionnels de santé et dans le public, dit-on à la présidence de la République. Un effort de formation et d'information est donc prévu pour les personnels soignants et d'accompagnement, ainsi qu'en matière de recherche. Le dernier axe des mesures gouvernementales concerne le soutien des proches des malades, notamment en assurant une formation aux bénévoles ou en facilitant la prise en charge des patients en hébergement temporaire. Selon l'Elysée, le budget de ces mesures nouvelles, qui s'ajoute aux quelque 550 millions d'euros déjà dépensés chaque année pour les soins palliatifs, sera financé grâce aux franchises médicales.
Toutefois, lors de sa visite à Bourges, Nicolas Sarkozy ne devrait pas évoquer la question de l'euthanasie, a indiqué l'Elysée. Le président a confié au député Jean Leonetti une mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie qui porte son nom après l'affaire Chantal Sebire, une femme atteinte d'une tumeur incurable qui a sollicité le droit de recourir à l'euthanasie avant de mourir en mars.
(D'après agence)
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