Plus de 200 médicaments en libre-service

Par Matthieu DURAND avec agence, le 01 juillet 2008 à 06h00 , mis à jour le 01 juillet 2008 à 22h45

Roselyne Bachelot présente ce mardi la liste des médicaments qui seront disponibles en libre-service dans les pharmacies. Une initiative plutôt bien reçue par les pharmaciens.

TF1-LCI, une pharmacieune pharmacie © LCI

Plus de 200 médicaments vont passer de l'autre côté du comptoir des pharmaciens, rejoignant dans les rayons en libre-service les produits de parapharmacie. Une petite révolution en France. Roselyne Bachelot doit présenter ce mardi matin le décret, publié le jour même au Journal Officiel, autorisant cette pratique ainsi que la liste des médicaments concernés.

Les noms des médicaments ne sont pas encore connus. "Il s'agit d'antalgiques, d'antitussifs, de médicaments ORL, dermatologiques ou de spécialités indiquées en gastro-entérologie, en ophtalmologie mais aussi des produits de sevrage anti-tabagique", avait déclaré la ministre de la Santé en janvier dernier. Leur particularité : ils sont délivrables sans ordonnance. "Qu'ils soient remboursables ou non n'a pas été le critère de sélection, ce sont des critères de sécurité sanitaire qui nous ont guidés", avait assuré la ministre. "Au total, 3.000 produits sont potentiellement éligibles", avait indiqué Roselyne Bachelot.

Baisse des prix

"Un grand nombre de pharmaciens vont mettre du temps à s'adapter, peut-être quelques mois", précise à LCI.fr Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats de pharmaciens de France (FSPF). D'autant que la vente de médicaments en libre-service n'est pas obligatoire. Pour autant, le représentant syndical voit dans cette démarche l'occasion pour les pharmaciens de renforcer leur rôle de conseils auprès de leurs clients. En tant que professionnels de santé, ils pourront même refuser la vente de médicaments s'ils estiment qu'ils ne sont pas adaptés au traitement du malade ou si le client prend plus d'une boîte de chaque médicament - maximum autorisé par le décret.

Il semblerait que plus d'un médicament mis en libre-service ait un équivalent, parfois moins cher, disponible sur prescription. Pour Philippe Gaertner, ce n'est pas un problème tant que la "double logique santé-efficacité" est maintenue. "On assistera à une baisse du prix moyen" des médicaments en libre-service, assure-t-il par ailleurs. La visibilité des prix devant le comptoir incitera les industriels mais aussi les pharmaciens à aligner les montants sur les étiquettes.

Si les professionnels du secteur regrettent de ne pas avoir été informés en amont des noms des premiers médicaments  accessibles directement aux clients, ils accueillent cette réforme plutôt favorablement. "Alors que la vente de médicaments représente 83% du chiffre d'affaires des pharmacies, on était quand même dans un commerce où l'objet principal de la vente n'était pas accessible dans la zone de chalandise", pointe le président de la FSPF. Surtout, les pharmaciens ont obtenu l'assurance des pouvoirs publics que la vente des médicaments ne sera pas autorisée en grandes surfaces.

Par Matthieu DURAND avec agence le 01 juillet 2008 à 06:00
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1 Commentaires

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  • Peyrot robert, le 16/10/2009 à 01h18

    Une pharmacie avec un pharmacien diplome devrait pouvoir se trouver dans tous les hyper ou super marcher qui peuvent se le payer. l europe doit y mettre bon ordre.surtout quand on se dit un pays de liberte. doit on deposer des plaintes au parlement europeen? pour liberaliser edf, france telecoms etc la l europe s y connait .

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