Nicolas Sarkozy, le 13 juin 2008 © TF1-LCILe chef de l'Etat avait fait, dès avant son élection, des soins palliatifs et de la maladie d'Alzheimer, deux "grands chantiers" présidentiels. Un peu plus d'un an après son élection, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi à Bourges un plan de développement des soins palliatifs d'un montant de "230 millions d'euros" prévoyant le doublement, de 100.000 à 200.000, en quatre ans du nombre de patients pris en charge.
"On va faire passer le nombre de personnes prises en charge de 100.000 à 200.000" d'ici à 2012, afin que "les gens puissent mourir dignement", a déclaré le président lors d'une table ronde avec des associations et praticiens spécialistes au cours d'un déplacement à l'hôpital de Bourges. L'objectif du doublement de l'offre de soins palliatifs passe par la création de 1.200 lits supplémentaires dans les unités de soins palliatifs des hôpitaux et le développement des structures d'accueil extrahospitalières, selon l'Elysée.
Les associations satisfaites mais vigilantes
Le plan prévoit en outre la création de 75 nouvelles équipes mobiles qui s'ajouteront aux 337 qui interviennent déjà auprès des malades. Le deuxième objectif du plan vise à développer la culture des soins palliatifs, avec un effort de formation et d'information pour les personnels soignants et d'accompagnement, d'accompagnement des familles, ainsi qu'en matière de recherche.
L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) s'est réjouie de ce plan, mais l'a jugé insuffisant pour satisfaire les besoins. "En doublant en quatre ans le nombre de places, la France ne pourra accueillir, au plus, que 30% des patients qui devraient intégrer une unité de soins palliatifs", a estimé l'ADMD. "Ces moyens resteront insuffisants pour atteindre l'objectif idéal de 5 lits de soins palliatifs pour 100.000 habitants", a affirmé l'association. L'Alliance pour les droits de la vie a pour sa part estimé que le plan allait "dans le bon sens", mais a indiqué rester "vigilante" sur sa mise en place effective. La société française d'accompagnement et de
soins palliatifs (Sfap) a estimé que les annonces étaient "positives" mais s'est dite "vigilante" sur leur mise en oeuvre qui doit permettre de développer une "culture palliative".
| Démographie médicale : à terme, "nous nous en mêlerons" |
Nicolas Sarkozy a aussi affirmé vendredi qu'"il faudra bien en venir à des décisions plus fortes" pour assurer une meilleure répartition des médecins sur le territoire et par spécialités, avertissant que certains seraient "découragés à s'installer" dans des zones très dotées. "Il y a plus de 200.000 médecins", "mal répartis" géographiquement et par spécialités, a souligné le chef de l'Etat lors de la table ronde sur les soins palliatifs à Bourges. "Le problème n'est pas simplement un problème de numerus clausus à relâcher", a-t-il estimé, alors que cette question est très sensible dans le milieu médical. "Il faut que les médecins s'installent là ou il n'y en a pas et dans des spécialités où on en a besoin". |
Retour MYTF1
Chargement en cours...



