Bachelot continue d'agiter le chiffon rouge

le 16 juillet 2008 à 10h22 , mis à jour le 17 juillet 2008 à 16h32

La ministre de la Santé réitère mercredi sur LCI ses réserves sur la boisson et conseille aux parents de la boycotter "par mesure de précaution".

Une canette de Red Bull.Une canette de Red Bull. © TF1/LCI

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a réitéré mercredi ses réserves sur le Red Bull, boisson énergisante contenant de la taurine, commercialisée en France depuis mardi, conseillant aux parents de le boycotter "par mesure de précaution".

"Le Red Bull est une boisson qui n'a aucun intérêt en termes énergétiques (...), qui n'a aucun intérêt nutritionnel et qui a des dangers importants", a  répondu la ministre à Christophe Barbier sur LCI. "Je conseille aux parents, par mesure de précaution, de boycotter le Red Bull", a-t-elle ajouté. Des mises en garde sur les canettes déconseillent sa consommation aux  enfants et aux femmes enceintes, a-t-elle rappelé.

"Contre notre avis"

"Le Red Bull est sous surveillance", a-t-elle indiqué, précisant "qu'un  certain nombre d'études étaient en cours, à la fois sur le plan français et sur le plan européen". "Je suis extrêmement vigilante. J'ai demandé à l'Institut national de veille sanitaire de surveiller cela", a indiqué Roselyne Bachelot, rappelant que la boisson était commercialisée en France "contre notre avis", les agences sanitaires et  les experts scientifiques ayant été "pour l'instant" incapables de donner des preuves de la nocivité du produit.

Risque de condamnation

Après des années d'interdiction en France, le ministère de l'Economie avait donné en mai son feu vert à la commercialisation de la boisson qui contient de la caféine et de la taurine, un dérivé d'acide aminé dont les effets sont encore mal connus, en dépit des réserves des autorités sanitaires. 

Roselyne Bachelot avait émis en juin, lors d'un débat au Sénat, "les plus grandes réserves" à propos du Red Bull, qualifié de "cocktail détonant". Elle avait néanmoins expliqué que la boisson étant en vente libre dans 23 pays européens, le principe de précaution n'était pas suffisant pour gagner "le contentieux dont  la société Red Bull menaçait l'Etat français".

le 16 juillet 2008 à 10:22
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