Ne pas baisser la garde contre le VIH

le 03 août 2008 à 10h12 , mis à jour le 04 août 2008 à 07h39

"Nous pouvons et nous devons faire mieux", a reconnu le premier orateur à l'ouverture de la 17ème conférence mondiale sur le sida à Mexico.

Ouverture de la 17ème conférence mondiale sur la sida à Mexico (3 août 2008)Ouverture de la 17ème conférence mondiale sur la sida à Mexico (3 août 2008) © TF1/LCI

Pas moins de 22.000 personnes sont réunies à Mexico pour une grande conférence mondiale sur le sida où médecins, chercheurs, sociologues, associations, doivent discuter des immenses problèmes que pose toujours une maladie stabilisée, mais loin d'être vaincue. Elle s'est ouverte dimanche soir (soit dans la nuit de dimanche à lundi, heure française). Peu avant cette ouverture, Peter Piot, directeur de l'Onusida, a demandé au monde de maintenir pendant encore des années l'élan du combat contre le sida et d'augmenter les fonds pour le traitement et la prévention de la  pandémie. "C'est la première fois dans l'histoire de cette épidémie que nous avons des  résultats sur une grande échelle", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Et à l'ouverture proprement dite, le premier orateur, Pedro Cahn, président de la société internationale du sida qui organise la  conférence, a reconnu d'emblée que dans la lutte contre le sida, "nous pouvons et nous devons faire mieux".

La conférence a été lancée en présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, de la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé Margaret Chan, du président mexicain Felipe Calderon. A noter toutefois qu'en-dehors de ces responsables, très peu de représentants politiques seront de la partie lors de ce rassemblement.

Les problèmes persistants

Sur le thème "agir partout maintenant", doivent être abordées, au fil de dizaines de réunions quotidiennes, les questions des traitements, des échecs rencontrés tout particulièrement pour la mise au point d'un vaccin, de la nécessité de développer encore plus les programmes de prévention... Les participants évoqueront aussi les financements jamais suffisants, et les restrictions à la liberté de circulation des séropositifs, interdits en Russie ou en Chine - même si, fait notable, les Etats-Unis ont annoncé récemment un assouplissement de leur position en la matière. Et comme cette réunion se tient pour la première fois en Amérique latine, la discrimination qu'y connaissent les séropositifs occupera une large place. Les participants évoqueront ainsi les droits des orphelins du sida.

Les derniers chiffres d'estimations publiés cette semaine par l'Onusida, l'organisme des Nations unies en charge de la pandémie, font état de 33 millions de personnes atteintes, dont 22 millions en Afrique sub-saharienne et 2 millions d'enfants de moins de 15 ans. En dépit des efforts de prévention, encore 2,7 millions de personnes ont été nouvellement infectées en 2007, et 2 millions en sont mortes. Un chiffre en baisse depuis deux ans du fait de l'efficacité des trithérapies, encore distribuées cependant à seulement un tiers de ceux qui en auraient besoin, particulièrement en Afrique australe.

D'après agence

le 03 août 2008 à 10:12
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