Image d'archives © Sxc Kalilo"Réduire les inégalités en matière de santé est un impératif éthique. L'injustice sociale tue les gens à grande échelle", a dénoncé jeudi Michael Marmot, président de la commission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les déterminants sociaux en matière de santé. Il intervenait à l'occasion de la publication d'un rapport sur la question.
Ces inégalités n'existent pas seulement selon un axe Nord-Sud. "Un enfant né dans une banlieue de Glascow, en Ecosse, aura une espérance de vie inférieure de 28 ans à un autre né à 13 kilomètres de là", note le document. "Il n'existe pas de bonne raison biologique qui expliquerait cela", a souligné Michael Marmot. Les différences de niveau de santé entre les pays et à l'intérieur même des pays sont dues à "l'environnement social dans lequel les gens naissent, vivent, grandissent, travaillent et vieillissent", insiste l'OMS.
Efforts requis
Pour Margaret Chan, directrice de l'organisme, "les systèmes de santé ne tendent pas naturellement vers l'équité. Il faut faire un effort de direction sans précédent pour amener tous les acteurs, même à l'extérieur du secteur de la santé, à examiner leurs effets sur la santé". Selon l'OMS, la richesse d'un pays ne détermine pas à elle seule l'état de santé d'une population. Citant certains pays à bas revenus comme exemples, l'OMS a relevé que "Cuba, le Costa Rica, la Chine, l'Etat du Kerala en Inde et le Sri Lanka ont atteint des niveaux de santé satisfaisants malgré un revenu national relativement peu important".
A l'autre bout de l'échelle, les pays nordiques sont considérés comme les pays riches ayant suivi des politiques qui encouragent l'égalité en matière d'avantages et de services et les faibles niveaux d'exclusion sociale. La Commission recommande ainsi de "financer le système de santé par une taxation générale et/ou une assurance universelle".
D'après agence
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