Image d'archives © TF1Leur état est stable mais toujours très préoccupant. Les deux femmes, une mère et sa fille dont l'une est enceinte, avaient été hospitalisées au cours du week-end dernier en Ille-et-Vilaine, victimes d'une grave intoxication alimentaire. En cause ? Un plat mexicain, des enchiladas, de la marque Companeros. Selon la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, l'intoxication est liée "probablement à un problème de conservation" du produit. Certes, la date limite de consommation était au 7 août. Mais le médecin inspecteur de la Ddass 35, Michel Marquis, l'assure : il "ne faut pas s'arquebouter sur une date précise" puisqu'"il y a des marges de sécurité" dans les dates de péremption. Par contre, "si le produit n'a pas été conservé au frais, on est malade même avant la date de péremption. Il est évident qu'il y a eu probablement un problème de conservation", a-t-il indiqué.
Un problème qui a pu survenir chez le consommateur, mais aussi chez le distributeur, le producteur, voire même en amont chez un fournisseur avant la fabrication. "L'enquête est globale", a-t-il ajouté. Par ailleurs, toujours selon Michel Marquis, si une femme enceinte fait partie des deux victimes, "le danger n'est pas avéré pour le bébé car la toxine ne passe pas la barrière placentaire". Les symptômes des deux femmes sont ceux du botulisme, une maladie rare, non contagieuse mais potentiellement mortelle, due, le plus souvent, à l'ingestion d'une toxine présente dans des aliments, comme le jambon ou la charcuterie. "On en a pratiquement la certitude après les examens biologiques sur les malades et les aliments suspectés", a-t-il expliqué, mais l'origine de l'intoxication ne sera formellement connue que jeudi soir au plus tard.
Jusqu'à 36 heures avant l'apparition des troubles
D'ores et déjà, les autorités sanitaires demandent de ne pas consommer et de rapporter au magasin les Fajas enchiladas de cette marque . Selon la société, le lot incriminé porte le numéro 08/190 et a été élaboré sur le site d'Herbignac, en Loire-Atlantique. Les premiers symptômes digestifs sont suivis de signes neurologiques : vision floue ou double, troubles de l'élocution, sécheresse de la bouche. Le délai entre la consommation du produit contaminé et l'apparition des troubles est en moyenne de 6 à 36 heures et peut au maximum s'étendre à 15 jours.
Entre 2003 et fin 2006, le botulisme humain a touché 96 malades en France, dont 61 ont dû être hospitalisés, sans provoquer de décès, selon un bilan établi par l'Institut Pasteur et l'Institut de veille sanitaire (InVS) et publié en juillet 2007 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
d'après agences
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