Problème aux Pays-Bas : Des examens médicaux bousculés en France

le 31 août 2008 à 22h07 , mis à jour le 31 août 2008 à 22h10

Une rupture d'approvisionnement en technétium va contraindre les services hospitaliers de médecine nucléaire en France à réorganiser certains examens cette semaine.

hôpital cliniqueImage d'archives © TF1

Le ministère de la Santé se veut rassurant : "Cela ne concerne pas les examens vitaux, il n'y a aucune inquiétude à avoir pour les patients concernés". Mais la rupture d'approvisionnement en technétium, un isotope utilisé pour réaliser des scintigraphies, va contraindre les services hospitaliers de médecine nucléaire en France à réorganiser certains examens la semaine prochaine, a prévenu dimanche soir le ministère de la Santé.
 
Cette situation est due à "une rupture temporaire d'approvisionnement en technétium, à la suite de la panne du principal réacteur de production européen, situé aux Pays-Bas", a indiqué le ministère, sans fournir de précisions sur la date et le lieu exact de l'incident. "Ce problème d'approvisionnement nécessite une réorganisation au niveau des rendez-vous" pris pour les 3 et 4 septembre, a précisé la porte-parole, selon laquelle les examens de lundi et mardi ne devraient pas être affectés.
 
Les Pays-Bas, principal fournisseur des services de médecine nucléaire français
 
La scintigraphie est une technique d'imagerie médicale qui permet d'explorer un organe en injectant une substance radioactive, le plus souvent dans une veine du bras. C'est un outil uniquement de diagnostic, utilisé en particulier pour la détection des métastases osseuses et certains examens cardiaques, explique l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), selon qui plusieurs milliers d'examens de ce type sont pratiqués chaque mois en France. L'ensemble des Centres hospitalier universitaires (CHU) sont équipés pour pratiquer des scintigraphies, ainsi que certains centres privés. Ces établissements sont approvisionnés habituellement "deux à trois fois par semaine" en technétium, dont la durée de vie en très courte, selon l'Afssaps.
 
Le réacteur tombé en panne aux Pays-Bas est le principal fournisseur des services de médecine nucléaire français et de plusieurs autres pays européens. L'Afssaps doit faire un point "en début de semaine" sur l'approvisionnement en technétium et les stocks dont les services hospitaliers français disposent. "Nous devons évaluer la durée possible de la panne et qu'elles sont les possibilités d'importation à partir des rares centres dans le monde", a souligné un responsable de l'Afssaps.
 
Le Canada, la Russie ou l'Afrique du sud comptent parmi les rares pays à disposer de ce type de centres, mais le transport du technétium, matière radioactive, est soumis à des règles très strictes, selon la même source. Selon l'Afssaps, la scintigraphie, pratiquée depuis une trentaine d'années en France, est un examen devenu banal, qui peut dans certains cas être remplacé par un scanner ou une IRM (Imagerie par résonance magnétique).

le 31 août 2008 à 22:07
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