© www.sxc.huLe rapport de la mission d'information parlementaire sur la prévention de l'obésité, présidée par l'UMP Valérie Boyer, doit être rendu public mardi. Et s'il faut en croire Le Parisien, il propose toute une série de mesures très concrètes (au nombre de 25) allant des politiques incitatives à... une taxation plus lourde des aliments les plus pointés du doigt pour leur impact sur le poids. Et c'est bien là que le bât risque de blesser : le dossier survient alors que la majorité UMP de l'Assemblée est en pleine grogne contre la création de nouveaux impôts, notamment une taxe sur les revenus du capital pour financer le Revenu de solidarité active. Cette fronde a d'ailleurs conduit le gouvernement à renoncer à la création d'une taxe dite "pique-nique" sur la vaisselle jetable.
Parmi les mesures avancées, le rapport, qui vise à faire de la lutte contre l'obésité une "grande cause nationale", propose donc un passage de 5,5% à 19,6% de la TVA sur les produits gras et sucrés. Une mesure qui viserait les produits comme les barres chocolatées, sodas, chips et confiseries, dont le caractère hyper-calorique est à l'origine de la montée du phénomène de l'obésité. Sont concernés notamment les enfants, sujets à la pratique du "snacking", le grignotage entre les repas.
"Je ne suis pas sûr que ça change les comportements"
Autres propositions : des mesures incitatives à la consommation de fruits et légumes, la création d'un métier de "conseiller nutritionnel" pour la distribution et la réglementation de l'usage de certaines matières grasses dans l'industrie alimentaire.
La mission parlementaire justifie ses propositions par l'urgence : elle évalue l'impact de l'obésité à environ 8% des dépenses de santé, souligne Le Parisien. Et le coût pour la collectivité commence à être élevé, avec notamment les maladies cardio-vasculaires et le diabète. Si rien n'est fait, l'obésité pourrait toucher un Français sur trois en 2020 et induire 14% des dépenses de santé, toujours selon ce rapport.
Mais d'ores et déjà, la mesure phare de ce rapport commence à faire polémique au sein du gouvernement. Interrogé sur Europe 1, le ministre du Travail Xavier Bertrand s'est dit dimanche hostile à une augmentation de TVA. "L'idée d'une nouvelle taxe, je n'y suis pas favorable, parce que vous savez ce qui se passerait ? Ça augmenterait les prix, et je ne suis pas sûr que ça change les comportements".
D'après agence
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