Bachelot promet des sanctions aux médecins trop gourmands

le 05 septembre 2008 à 07h16 , mis à jour le 05 septembre 2008 à 22h34

La ministre de la Santé annonce des sanctions en cas de dérapage sur les tarifs des consultations et des soins dès la fin de l'année.

Roselyne BachelotRoselyne Bachelot © TF1-LCI

Roselyne Bachelot veut de la transparence. Dans un entretien au Figaro, la ministre de la Santé annonce vendredi que plusieurs mesures portant sur les tarifs des médecins et des sanctions en cas de dérapage, votées l'an dernier, allaient faire l'objet de décrets en septembre et octobre. "C'est long, je le reconnais, mais nous avons voulu laisser le temps de la concertation", a déclaré la ministre de la Santé. "Dans les prochains jours, paraîtra l'arrêté qui fixe à 70 euros le montant  à partir duquel tout médecin et tout dentiste seront tenus de fournir au patient  une information écrite préalable sur le tarif de leurs actes", a-t-elle  précisé.
 
Un texte "paraîtra d'ici à la mi-septembre qui imposera un devis normalisé  pour toutes les audio-prothèses, distinguant le prix de l'appareil lui-même et  la prestation qui va avec" et "en octobre, paraîtra le décret permettant aux caisses d'assurance-maladie d'appliquer une sanction financière aux médecins qui  n'affichent pas leurs tarifs et à ceux qui pratiquent des dépassements  d'honoraires sans tact et mesure", a ajouté la ministre. Par ailleurs, un décret permettant de placer sous entente préalable les médecins opérant de la cataracte ou des amygdales avec une fréquence anormalement élevée paraîtra "aussi en octobre", selon Roselyne Bachelot.
 
Plan Hôpital 2012 : première salve de 1,8 milliard d'euros
 
Selon le président de l'assurance maladie, Michel Régereau, devraient être sanctionnés les médecins dont les honoraires dépasseraient du triple, voire du double, le tarif remboursable. "Ce que je demande surtout, c'est que cette procédure [de sanctions] quitte le domaine du Conseil de l'ordre des médecins pour venir à la commission des pénalités des caisses primaires" d'assurance maladie, a-t-il estimé.

Roselyne Bachelot a par ailleurs promis qu'"aucun effort supplémentaire" ne sera demandé aux assurés sociaux pour résorber le déficit de l'assurance-maladie. L'éventuel passage à 23 euros du prix de la consultation d'un généraliste, une revendication de la profession, sera soumis à des discussions sur les économies "constatées et pas seulement visées", a déclaré Roselyne Bachelot

D'après agence

le 05 septembre 2008 à 07:16
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience