Image d'archives © TF1Les patients ayant subi une "micro greffe capillaire" dans une clinique spécialisée, à Lyon, encourent le risque "d'avoir contracté une infection virale", a averti mardi la préfecture du Rhône. L'affaire remonte à mars 2008 lorsqu'un cas de septicémie a été identifié à la suite d'une greffe capillaire réalisée dans la Clinique de médecine capillaire et Espace esthétique médicale, à Lyon.
Une mission d'enquête, menée en avril dernier, a relevé des "dysfonctionnements dans les pratiques d'hygiène et de stérilisation", ce qui a amené le préfet à suspendre à partir du 24 avril 2008 "l'activité de greffe capillaire dans cet établissement et à missionner un groupe d'experts médicaux chargé d'évaluer les risques de transmission virale". Leur conclusion est sans appel : "bien qu'aucun cas de transmission virale ne soit recensé à ce jour", "le risque d'avoir contracté une infection virale (...) ne pouvait être éliminé".
Numéro vert
La préfecture du Rhône rappelle que dès le 27 juin 2008, elle a demandé au gérant et aux médecins de cette clinique d'informer de ce risque tous les patients ayant subi une micro greffe capillaire depuis l'ouverture du centre en 1997. "Il s'avère que cette procédure n'a pas eu les effets escomptés, malgré la mise en demeure faite aux praticiens", note la préfecture. Accessible de 9h à 19h, un numéro vert d'information a donc été mis en place par le ministère de la Santé : 0 800 880 700.
Le procureur de la République "a ouvert une enquête préliminaire ayant conduit à une information judiciaire contre X du chef de ‘mise en danger de la vie d'autrui'". Le préfet a également saisi le Conseil régional de l'ordre des médecins, qui étudiera l'opportunité de sanctions disciplinaires contre les médecins du centre.
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