© LCI-TF1Vous en avez peut-être bavé quatre jours durant, cloué au lit, la tête comme coincée dans une enclume, sans parler des autres symptômes. Et pourtant. A en croire le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publié mardi, l'épidémie de grippe de l'hiver dernier en France a été "modérée et peu sévère". Le fait marquant de la saison grippale : cette épidémie a été marquée par l'émergence de virus résistants à l'oseltamivir (Tamiflu).
Le réseau de surveillance Sentinelles estime que 2,1 millions de personnes ont consulté leur médecin généraliste pour un syndrome grippal pendant les neuf semaines d'épidémie, du 7 janvier au 9 mars. Selon les estimations du réseau l'efficacité vaccinale a été de 72% chez les moins de 65 ans et de 57% au-delà. Les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) ont identifié 49 décès par grippe, contre 44 pour la saison 2006/2007, 22 en 2005/2006 et 228 en 2004/2005.
Pas de surmortalité
"La saison 2007/2008 a été caractérisée en France métropolitaine par une épidémie grippale modérée (...) et proche des caractéristiques moyennes des épidémies antérieures", conclut l'InVS. L'Institut relève cependant qu'"une émergence de virus grippaux résistants in vitro à l'oseltamivir a été observée". "Le fait marquant de cette saison est la mise en évidence de la circulation de virus de type A (H1N1) naturellement résistants à l'oseltamivir (Tamiflu) en France comme en Europe", indique Vincent Enouf (Centre national de référence des virus influenzae) dans le BEH.
"La fréquence importante de virus naturellement résistants à l'oseltamivir durant la saison 2007-08 en Europe (environ 24%) est inattendue et les raisons de cette émergence restent pour le moment inexpliquées", ajoute-t-il. Ces souches résistantes restent cependant sensibles à d'autres antiviraux et n'ont pas entraîné de gravité particulière ni de surmortalité chez les patients infectés.
(D'après agence)
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