© sxc.huL'Observatoire français des conjonctures économiques a proposé lundi des "voies plus efficaces" que la hausse de la participation financière des patients pour faire face aux dépenses de santé. "Les formes de mise à contribution des patients se sont multipliées en France depuis la loi d'août 2004" réformant l'assurance maladie, écrit l'OFCE dans sa "Lettre" publiée lundi, citant, outre les franchises, la participation forfaitaire d'un euro par consultation médicale ou les dépassements d'honoraires des médecins. Or, les problèmes posés par l'augmentation de la participation financière des patients, comme le risque de "nuire à la prévention", "devraient conduire à préférer d'autres voies plus efficaces et plus équitables", estime-t-il.
S'inspirant des modèles québécois ou britannique, l'OFCE propose "un ensemble de mesures diversifiées" visant à équilibrer à moyen terme le budget de l'assurance maladie. Ainsi, la détermination des soins remboursables "devrait davantage refléter des choix et des priorités collectives ; cela conduirait sans doute à préférer une prise en charge améliorée des prothèses dentaires ou même de l'optique à celle de certaines cures thermales".
Développer les actions de prévention
L'OFCE propose également "le développement massif" des actions visant par exemple à réduire la prescription d'antibiotiques ou d'antidépresseurs, plus élevée qu'ailleurs en Europe, ou le recours aux médicaments les plus récents et les plus onéreux, qui accroissent sensiblement les dépenses pharmaceutiques.
L'Observatoire conseille aussi de plafonner les dépassements d'honoraires ou de réformer l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (mutuelle ou assurance privée) qui laisse un "coût important à la charge d'assurés dont le revenu est juste supérieur à celui de la CMU". Selon l'OFCE, "ces mesures ne vont pas forcément dans le sens d'économies budgétaires immédiates, mais d'une efficacité et d'une équité accrues du système d'assurance santé".
D'après agence
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