Risque d'infection : 4 autres centres du cheveu impliqués

le 24 septembre 2008 à 16h54 , mis à jour le 24 septembre 2008 à 22h10

Les patients ayant subi une micro greffe capillaire dans ces établissements sont appelés à contacter leur médecin ou un numéro vert. Les autorités sanitaires ont relevé "des non-conformités dans les procédures d'hygiène" de ces centres.

TF1/LCI calvitie © LCI

Quatre centres de greffes capillaires ont été contrôlés à la suite de la survenue d'un cas de septicémie à Lyon, selon les autorités de santé. Deux d'entre eux, à Paris (XVIIe arrondissement) et Rennes, ont cessé leur activité et les deux autres, à Nantes et Bordeaux, font l'objet d'une suspension d'activité. Les quatre centres sont dirigés par le même gérant que la Clinique de médecine capillaire et Espace esthétique médicale à Lyon, où un cas de septicémie était survenu en mars 2008 à la suite d'une greffe capillaire, a précisé la Direction générale de la Santé (DGS).

Dans les centres de Nantes (Clinique de médecine esthétique capillaire) et de Bordeaux (Clinique de micro implants capillaires), des inspections ont "été réalisées les 22 et 23 septembre". "Ces deux inspections ont mis en évidence des non-conformités dans les procédures d'hygiène et de prévention de la transmission des infections bactériennes", a indiqué la DGS. "Une suspension d'activité temporaire de ces sites est en cours", a-t-elle ajouté.

Médecin traitant et numéro vert

"Les infections bactériennes apparaissent rapidement avec des signes cliniques d'emblée évocateurs (infection cutanée, fièvre, etc.) et nécessitent une prise en charge médicale", a indiqué la DGS. Les autorités sanitaires "recommandent donc aux personnes ayant reçu des soins dans ces établissements et développant ce type de symptômes d'aller consulter leur médecin traitant". Un numéro vert (0 800 880 700) est ouvert de 9h à 19h pour les personnes concernées.

Le ministère de la Santé a par ailleurs demandé aux directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales "d'exercer une vigilance particulière sur tout signalement qui pourrait être rapporté relatif à ce type d'activités". "Des inspections ciblées seront diligentées en tant que de besoin", a ajouté la DGS. Les autorités travaillent également "à un renforcement de la réglementation" encadrant les pratiques de micro-greffes capillaires et "plus largement, des actes à visée esthétique".

D'après agence

le 24 septembre 2008 à 16:54
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