© sxc.huVous perdez du poids ? Vous avez des problèmes de sommeil ? Une fatigue récurrente et inexpliquée ? Des difficultés de concentration ? Des pensées morbides ? Attention, ce sont peut-être les symptômes d'un état dépressif. Selon l'Institut de veille sanitaire, qui publie dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire une série d'études sur le sujet, entre 5 à 8% des Français ont déjà souffert d'épisodes dépressifs majeurs (EDM).
Quel est le profil type des victimes de la dépression ? Plutôt jeune et étudiant, plutôt une femme. Deux des enquêtes publiées par l'Institut de veille sanitaire, menées en 2004-2005 sur des populations respectivement de près de 17.000 (Baromètre santé) et de 6500 personnes (Anadep), montrent en effet chacune que la dépression est signalée deux fois plus souvent chez une femme que chez un homme - tout en soulignant l'important taux de sous-déclaration chez les hommes, pour lesquels des épisodes dépressifs peuvent se dissimuler derrière des conduites "à risques" ou des addictions diverses (drogues, alcool, forte consommation de tabac...).
Les éléments du passé qui favorisent la dépression
Selon une autre enquête menée auprès de 3000 personnes en 2005 à Paris et aux alentours, le taux de prévalence d'EDM (c'est-à-dire leur proportion au sein d'une population donnée) y est de 11,7%. Les auteurs de l'étude ont souligné toutefois que leurs résultats correspondaient à peu de choses près à d'autres études pratiquées en population générale, atténuant l'impression qui pourrait provenir de la comparaison avec les taux de prévalence, nettement moindres, observés dans les autres études publiées le même jour. Des spécialistes interrogés mardi matin sur France Info soulignaient toutefois, dans le cas de Paris, l'accumulation des problèmes sociaux, le stress lié au travail et la fatigue liée aux transports, plus difficiles en région parisienne qu'ailleurs, et notamment pour ceux qui, poussés hors de Paris par le contexte immobilier, se retrouvent dans d'interminables mouvements pendulaires entre la capitale et sa périphérie.
La dépression apparaît en outre plus fréquente dans les quartiers classés en zone urbaine sensible. Enfin, la détresse psychologique est plus élevée chez les étudiants de première année que chez les autres jeunes du même âge, particulièrement chez les filles, selon une étude réalisée en 2005-2006 en région PACA.
Sur les conditions favorisant l'apparition des dépressions, plusieurs de ces études citent le veuvage, le divorce, le chômage, l'invalidité ou le congé maladie. La dépression est aussi souvent associée à des événements survenus dans l'enfance tels que maltraitance physique ou abus sexuel.
Avec agences
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