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Cigarettes : "pas d'augmentation de taxes prévue"

Edité par
le 12 octobre 2008 à 22h58 , mis à jour le 12 octobre 2008 à 22h58.
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4min
Eric Woerth

Eric Woerth, le 12 octobre 2008 / Crédits : TF1-LCI

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SantéInvité du Grand Jury dimanche, Eric Woerth a cherché à rassurer les buralistes inquiétés par des rumeurs, et les particuliers inquiets pour leur épargne.

A quelques jours de l'ouverture du congrès des buralistes, Eric Woerth précise. Le gouvernement n'a "pas prévu" de procéder à une "augmentation des taxes sur les cigarettes", a déclaré dimanche le ministre du Budget, lors de l'émission le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Le Parisien/Aujourd'hui en France avait affirmé mi-septembre que le gouvernement voulait augmenter de 10% le prix des cigarettes à partir du 1er janvier, ce qui avait alarmé les buralistes. Selon le journal, Bercy avait menacé d'augmenter les taxes sur le tabac si les fabricants refusaient de relever leurs prix.
 
L'Etat perçoit 80% du prix des cigarettes, les fabricants près de 11%, les buralistes 6% et le distributeur de tabac (Altadis Distribution) le reste. En 2003, au nom de la lutte contre le cancer, l'Etat avait fortement relevé la taxe sur le tabac, incitant les fabricants à augmenter les prix de vente aux consommateurs. De nombreuses hausses sont intervenues depuis, dont la dernière en août, faisant de la France l'un des pays où la cigarette coûte le plus cher et entraînant l'explosion des achats transfrontaliers.

Un budget 2009 "réaliste"
 
Excluant cette augmentation des taxes sur les cigarettes, le ministre du Budget a aussi jugé dimanche soir que le budget 2009 était "réaliste", en dépit de la crise financière, malgré une possible baisse des recettes de l'Etat en raison du ralentissement de la croissance. Il a toutefois reconnu que le gouvernement laisserait filer le déficit si celles-ci étaient inférieures aux prévisions. "Il n'y a pas d'éléments intenables", a-t-il insisté. L'opposition comme les parlementaires, y compris à l'UMP, considèrent que le projet de budget 2009, dont l'examen doit commencer à l'Assemblée nationale le 19 octobre, est déjà caduque en raison de la crise. "C'est pas vrai", a-t-il répondu.

Toutefois, si les recettes récoltées par l'Etat étaient inférieures à celles prévues, le gouvernement "ne compensera pas" par des "impôts supplémentaires", a indiqué Eric Woerth, expliquant qu'il laisserait alors filer le déficit. "Le déficit à ce moment-là sera plus important que le déficit prévu", a admis le ministre. Pour 2008, il considère qu'il n'y a "pas de raison aujourd'hui de réviser les chiffres de recettes à la baisse", malgré le ralentissement de la croissance.
 
Lagarde ? "Son travail, elle le fait bien"

Le ministre du Budget s'est efforcé à nouveau de rassurer les particuliers inquiets pour leur épargne : si une banque française est en difficulté, l'Etat "investira dans le capital ou prendra toute autre mesure qu'il jugera nécessaire". "Cela veut dire qu'aucune banque ne fera faillite en France", a-t-il ajouté. Le gouvernement devrait présenter lundi des mesures pour venir en aide aux banques malmenées par la crise financière et répondre à leurs difficultés actuelles de refinancement, conformément aux décisions prises au sommet de l'Eurogroupe. "Le problème, c'est que les banques ne se prêtent plus d'argent. Ce marché est totalement gelé, c'est une sorte de banquise", a expliqué le ministre, reconnaissant que c'était "aussi une réalité en France".
 
Interrogé sur les chances de succès des plans d'action internationaux contre la crise, notamment celui de l'Eurogroupe, le ministre a répondu: "on n'a pas le choix", "il faut que les marchés reprennent confiance". "Sinon cela se passera mal", a-t-il averti. Répondant enfin à une question sur la gestion de la crise par la ministre de l'Economie Christie Lagarde, Eric Woerth a répondu : "c'est son travail, elle le fait bien". Des rumeurs ont circulé ces derniers jours sur un possible remaniement ministériel, et notamment le remplacement de Christine Lagarde.

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