© TF1-LCIDes cancres et des cancres inciviques. Voilà ce que seraient les Français lorsqu'il s'agit de se faire vacciner correctement. Inviques, car non contents de négliger leur propre sécurité en omettant de se faire vacciner, ils font aussi courir des risques à leurs familles, leurs voisins bref toute personne les approchant et susceptible d'être contaminée à son tour.
C'est en matière de vaccination contre l'hépatite B que l'Hexagone se place en plus mauvaise position, avec un taux de couverture de 30%. Les polémiques sur le lien avec la sclérose en plaques sont passées par là. Daniel Floret, président du comité technique des vaccinations, "attend une hausse de l'incidence de la maladie", de nombreuses personnes non vaccinées entrant dans la période la plus "à risque", celle des 20-30 ans.
Les soignants trop peu vaccinés
Pour la rougeole, le taux de couverture est un peu insuffisant et on assiste à "des flambées épidémiques". Pour le BCG, l'obligation vaccinale a été suspendue mais "il faut vacciner les enfants à risque", notamment ceux d'Ile-de-France ou issus de l'immigration. Pour la coqueluche, les bébés pas encore vaccinés risquent d'être contaminés par des adultes qui ne sont plus immunisés. Il cite ainsi le cas de "17 nourrissons" atteints à Lyon au cours de la dernière année.
Le Pr Daniel Floret évoque aussi les risques de grippes nosocomiales, les infirmières étant "moins vaccinées" que l'ensemble de la population. Les soignants sont peu vaccinés aussi contre la coqueluche, la varicelle ou la rougeole.
Vaccins du futur
Si les experts admettent qu'il y a de "très rares" effets secondaires (inflammation, paralysies partielles, etc), ils s'insurgent contre les effets secondaires "non prouvés" : autisme attribué au vaccin contre la coqueluche dans les années 80 en Grande-Bretagne, diabète attribué au BCG aux Etats-Unis, sclérose en plaques liée à la vaccination contre l'hépatite B en France.
Le Pr Marc Girard, de l'Académie de médecine, a évoqué les "vaccins du futur" pour lesquels la recherche pourrait aboutir dans 5 à 10 ans, concernant par exemple la bronchiolite de l'enfant ou le paludisme. Les chercheurs travaillent aussi sur un nouveau vaccin contre la tuberculose, le BCG n'étant pas efficace chez l'adulte.
Des vaccins non plus préventifs mais thérapeutiques (une fois la maladie déclarée) contre le sida ou l'hépatite C sont envisageables à plus long terme, de même que contre des maladies non infectieuses tels cancers, Alzheimer ou athérosclérose. Mais selon le Pr Girard c'est encore aujourd'hui "un peu théorique".
Et vous ? Votre carnet de vaccination est-il à jour ? Faites-vous confiance aux vaccins ? Laissez votre avis ci-dessous.
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