© INTERNELe ministre adjoint de la Santé zimbabwéen, Edwin Muguti, a demandé jeudi l'aide de la communauté internationale face au risque de propagation du choléra dans le pays. " Nos problèmes sont plutôt simples mais nous avons besoin d'une assistance " a reconnu le ministre avant d'ajouter que la situation sur place "pourrait s'aggraver avec la saison des pluies" en décembre.
Depuis deux semaines, l'Etat zimbabwéen minimisait l'ampleur de l'épidémie assurant que la situation sanitaire était "sous contrôle". Le gouvernement avait ainsi refusé de déclarer l'état d'urgence comme le réclamaient deux associations de médecins zimbabwéens et des organisations d'aide internationale.
L'ONU pessimiste
L'ONU, qui a recensés 8887 cas de choléra et 366 mortels entre la mi-août et le 25 novembre, estime que près de la moitié de la population aura besoin d'une aide alimentaire en janvier. La maladie se propage à "une allure alarmante" selon l'ONU. Déjà, plus de 200 malades du choléra ont été hospitalisés ces deux dernières semaines à Musina, de l'autre côté de la frontière avec l'Afrique du Sud, et cinq personnes sont mortes dans ce pays. L'Afrique du Sud a de son côté assuré le Zimbabwe de son soutien.
"La faute à l'occident"
Le ministre adjoint de la Santé avait déclaré mercredi que la flambée de choléra était "le résultat des sanctions illégales imposées par l'Occident ". Ces sanctions qui ne visent que des proches du pouvoir ont été imposées après la réélection controversée du président Mugabe en 2002. Lequel s'est envolé mercredi pour le Qatar afin d'assister à une conférence internationale suscitant les critiques de l'opposition, plusieurs organisations internationales et du gouvernement sud africain.
(D'après agence )
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