Quatre villes testent le dépistage en une demi-heure

Par D.H. (avec agence), le 20 novembre 2008 à 16h05 , mis à jour le 20 novembre 2008 à 16h40

Ces tests non-médicalisés de dépistage rapide du sida sont expérimentés dans les communautés homosexuelles de Montpellier depuis ce jeudi. Suivront Bordeaux, Lille et Paris.

test dépistage sidaUn test de dépistage rapide du sida © TF1/LCI

Les tests non-médicalisés de dépistage rapide du sida, permettant de savoir en une demi-heure si on est contaminé ou pas, vont être expérimentés dans les communautés homosexuelles de quatre villes, Montpellier d'abord puis Bordeaux, Lille et Paris, a annoncé mercredi l'Agence nationale de recherches sur le sida. Cette stratégie de dépistage intervient dans le cadre d'un programme lancé par l'ANRS et les hépatites virales. Elle va être mise en oeuvre par l'association Aides à Montpellier depuis jeudi. L'expérimentation, sur quelque 18 mois, devrait concerner un millier de personnes.
 
Concrètement, les dépistages rapides non médicalisés, menés par des associations, seront faits par une simple piqûre au doigt. La fiabilité des tests, moyenne dans les 3 premiers mois après la première contamination, devient très comparable ensuite à celle des tests médicaux actuels. Toute séropositivité découverte par le test rapide devra en tout état de cause être confirmée par un test classique, pratiqué par un personnel médical.
 
1/3 des séropositifs dépistés à un stade avancé
 
La ministre de la santé Roselyne Bachelot a rappelé que malgré 5 millions de dépistage par an, "des dizaines de milliers de personnes ignorent leur séropositivité". Selon les estimations, quelque 36.000 personnes séropositives de fait n'ont pas connaissance de leur infection ou ne se font pas suivre médicalement, et un tiers des séropositifs sont dépistés à un stade avancé de l'infection.
 
Le test rapide sera suivi par une action de soutien et de conseils de prévention de la part des associations. Le milieu associatif "devient acteur à part entière de la recherche", s'est réjoui Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS. Ce dépistage communautaire intervient dans un contexte de recherche biomédicale, la loi n'autorisant pas des acteurs non médicaux à réaliser des tests de dépistage du VIH.

Par D.H. (avec agence) le 20 novembre 2008 à 16:05
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Elodie, le 12/05/2009 à 13h45

    J'aurais voulu savoir les dates exactes ainsi que les horaires de ces dépistages et par la même occasion si il était possible de faire ce test rapide ailleurs ?! Merci Elodie

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience