© LCI-TF1Si la lutte contre l'obésité n'en bénéficie pas directement - ou du moins pas encore - c'est tout de même un grand pas dans la compréhension des mécanismes de la prise excessive de poids. Des chercheurs français ont identifié trois nouveaux gènes associés à l'obésité dans la population européenne, établissant la première "carte génétique" de l'obésité sévère. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature Genetics, se sont appuyés sur la technique des puces à ADN, qui permet de visualiser très rapidement les différences d'expression entre les gènes à l'échelle d'un génome complet.
Le médicament miracle contre l'obésité risque d'attendre
C'est un des maux du siècle, et il touche tout particulièrement les Etats-Unis : près d'un tiers des Américains sont obèses ou souffrent de surpoids. Mais il existe peu de traitements. Et un médicament anti-obésité a encore reçu un avis négatif de la part d'experts.
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Sandrine, 35 ans, obèse et privée d'enfant
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L'équipe française de Philippe Froguel (du CNRS) et David Meyre (de l'Inserm), associée à leurs collègues britanniques de l'Imperial College, a balayé grâce à cette technique le génome entier de 2796 volontaires français, notamment des enfants, dont 1380 avaient une obésité familiale sévère, comparés à 1416 sujets minces. Les mutations génétiques les plus susceptibles d'entraîner l'obésité ont ensuite été analysées chez 14.000 individus européens (Français, Suisses, Allemands, Finlandais).
Identifier plus tôt les enfants à risque
Les chercheurs ont tout d'abord confirmé que les gènes déjà identifiés pour leur implication dans la prise de poids (plus connus sous leurs petits noms de FTO et MC4R) jouaient effectivement un rôle majeur. Ils agissent via un contrôle du comportement alimentaire. Mais les scientifiques ont surtout identifié trois nouveaux gènes associés au risque d'obésité sévère et à la prise de poids : voici donc les petits nouveaux de la liste, MAF, PTER et NPC1. Un autre gène (PRL) est associé plus spécifiquement à l'obésité chez l'adulte. Il produit la prolactine, une hormone qui joue un rôle dans le contrôle de la prise alimentaire.
Selon le Pr Philippe Froguel, "ces gènes jouent un rôle neuro-endocrinien sur l'appétit". En clair, ils contrôlent la sensation de faim. D'où l'espoir à terme que la découverte de leur rôle puisse "aider à trouver des médicaments qui permettraient de bloquer les troubles de l'obésité". Ces résultats pourraient aussi permettre l'identification précoce des enfants les plus à risque d'obésité.
Mais comme l'obésité n'a pas une cause unique, la question du sport repointe le bout de l'oreille à travers ces études génétiques. Car dans une autre série de travaux qui doivent être publiés prochainement, le Pr Froguel a également montré une interaction du gène FTO avec l'activité physique.
D'après agence
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