Opération périlleuse pour Nicolas Sarkozy

Par DjS (avec agences), le 09 janvier 2009 à 08h31 , mis à jour le 09 janvier 2009 à 12h19

Le chef de l'Etat défend vendredi à Strasbourg les grandes lignes de sa réforme des soins de santé à l'occasion de ses voeux aux personnels soignants.

Nicolas Sarkozy hôpital civil StrasbourgLe chef de l'Etat le 9 janvier à l'hôpital civil de Strasbourg © TF1
  EN DIRECT

Nicolas Sarkozy
présente les grandes lignes
de sa réforme de l'hôpital à l'occasion de ses voeux aux personnels soignants
(Cliquer ici)

 Sur LCI.fr : Ven.  à 11h30

Pour ses vœux aux personnels soignants ce vendredi, le chef de l'Etat a choisi pour cadre un hôpital tout neuf, le Nouvel hôpital civil de Strasbourg. La cérémonie d'inauguration de cet immense complexe de verre et d'acier, en ordre de marche depuis mars dernier, sera l'occasion pour le chef de l'Etat de présenter les grandes lignes de la réforme des soins de santé.
 
L'hôpital, et les urgences en particulier, ont été au cœur d'une actualité tragique ces dernières semaines avec des erreurs médicales, dans des contextes très différents mais pour lesquelles la question des effectifs et des moyens pour la santé en France a à chaque fois ressurgi.

"Le vrai malade"
 
Les syndicats n'ont pas manqué de transformer l'événement en une journée de mobilisation. Le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (HPST) est de plus en plus contesté par les syndicats hospitaliers, surtout chez les salariés non médicaux (infirmiers, aides-soignants), les plus nombreux.  
 
Dans un tract commun (CFDT-CFTC-CGT-FO-Sud Santé et Unsa), les syndicats strasbourgeois invitent les personnels à se rassembler pour "présenter à Monsieur Sarkozy le vrai malade: l'hôpital public" et dénoncer l'obligation de "rentabilité" de la Santé. Les syndicalistes se plaignent des "astreintes à domicile sans indemnisation", "des temps partiels avec des horaires de temps plein", "du manque de personnel le week-end" et les "horaires décalés".
 
Au niveau national, l'un des deux principaux syndicats de médecins des hôpitaux, l'INPH, a demandé jeudi "la suspension, voire le retrait" du projet de  loi de "modernisation" du système de santé que le Parlement doit examiner dans quelques semaines, rejoignant d'autres syndicats hospitaliers. Le financement à l'activité, dont Nicolas Sarkozy a accéléré la  mise en place, s'est avéré "inadapté aux missions de service public" car il  "favorise la sélection des patients", au détriment des "moins rentables", notamment les malades les plus "lourds" ou socialement défavorisés, a-t-il souligné.

Par DjS (avec agences) le 09 janvier 2009 à 08:31
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience