Le chef de l'Etat le 9 janvier à l'hôpital civil de Strasbourg © TF1| EN DIRECT |
Sur LCI.fr : Ven. à 11h30 |
Pour ses vœux aux personnels soignants ce vendredi, le chef de l'Etat a choisi pour cadre un hôpital tout neuf, le Nouvel hôpital civil de Strasbourg. La cérémonie d'inauguration de cet immense complexe de verre et d'acier, en ordre de marche depuis mars dernier, sera l'occasion pour le chef de l'Etat de présenter les grandes lignes de la réforme des soins de santé.
L'hôpital, et les urgences en particulier, ont été au cœur d'une actualité tragique ces dernières semaines avec des erreurs médicales, dans des contextes très différents mais pour lesquelles la question des effectifs et des moyens pour la santé en France a à chaque fois ressurgi.
"Le vrai malade"
Les syndicats n'ont pas manqué de transformer l'événement en une journée de mobilisation. Le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (HPST) est de plus en plus contesté par les syndicats hospitaliers, surtout chez les salariés non médicaux (infirmiers, aides-soignants), les plus nombreux.
Dans un tract commun (CFDT-CFTC-CGT-FO-Sud Santé et Unsa), les syndicats strasbourgeois invitent les personnels à se rassembler pour "présenter à Monsieur Sarkozy le vrai malade: l'hôpital public" et dénoncer l'obligation de "rentabilité" de la Santé. Les syndicalistes se plaignent des "astreintes à domicile sans indemnisation", "des temps partiels avec des horaires de temps plein", "du manque de personnel le week-end" et les "horaires décalés".
Au niveau national, l'un des deux principaux syndicats de médecins des hôpitaux, l'INPH, a demandé jeudi "la suspension, voire le retrait" du projet de loi de "modernisation" du système de santé que le Parlement doit examiner dans quelques semaines, rejoignant d'autres syndicats hospitaliers. Le financement à l'activité, dont Nicolas Sarkozy a accéléré la mise en place, s'est avéré "inadapté aux missions de service public" car il "favorise la sélection des patients", au détriment des "moins rentables", notamment les malades les plus "lourds" ou socialement défavorisés, a-t-il souligné.
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