Déclaration de choix de médecin traitant © TF1/LCIAvis aux 15% de Français qui n'ont toujours pas déclaré de médecin traitant à la Sécu : leurs remboursements de soins vont diminuer. Idem pour les assurés qui ont déclaré un médecin traitant mais ne passent pas par lui pour prendre rendez-vous chez un spécialiste. Le taux de remboursements passera de 50% à 30%.
Cette hausse du ticket modérateur, prévu par la loi, a été décidée par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) mais ne sera officialisée qu'après parution d'un décret au Journal Officiel. Une parution qui interviendra début février.
Mis en place en France en 2005, le parcours de soins (avec "passage" chez le médecin traitant) est "rentré dans les mœurs", se félicite-t-on à la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). La déclaration du médecin traitant est effective chez 88% des femmes et 83% des hommes ainsi que chez 96% des plus de 60 ans, 90% des 41-60 ans mais 72% des 16-25 ans. La Cnam précise à LCI.fr que 8% de la population, soit 4 millions de personnes, n'ont aucune consommation de soins au cours de l'année.
Des progressions mais...
Aucune campagne de communication n'est prévue pour mobiliser ces 15% de "patients hors parcours de soins" mais la Sécu leur adresse régulièrement des courriers individualisés. Déclarer un médecin traitant est "une démarche assez simple" et représente "un facteur d'égalité dans l'accès aux soins" et "un atout pour le patient en terme de prévention", fait-on valoir à la Cnam. Le généraliste référent peut ainsi suivre un patient sur la durée.
Selon une étude présentée jeudi par l'Assurance maladie, le taux de dépistage du cancer du sein chez les femmes de 50 à 74 ans "est passé de 66% en octobre 2006 à près de 70% en juin 2008", par rapport à un objectif fixé en 2006 de 80%. La vaccination contre la grippe a touché 64% des personnes âgées de plus de 65 ans pendant l'hiver 2007-2008. L'objectif fixé en mars 2006 était de porter le "taux de couverture antigrippale", alors à 63%, à 75%.
"La progression est réelle mais les résultats obtenus restent encore éloignés des objectifs et surtout on relève une grande disparité des pratiques selon les départements et selon les professionnels de santé", a souligné la Cnam. Déjà formés à repérer l'autisme, le diabète, la grippe et le cancer du sein chez leurs patients, les généralistes recevront l'an prochain une formation particulière sur l'obésité et les maladies cardiovasculaires.
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