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Hôpital - Décès à Metz : les urgences à nouveau mises en cause

le 05 janvier 2009 à 17h04, mis à jour le le 05 janvier 2009 à 19:38

Après 8 heures d'attente dans un couloir des urgences d'un hôpital messin samedi, une femme de 82 ans a été renvoyée dans sa maison de retraite où elle est morte le lendemain. Une association familiale de Moselle a porté plainte contre X pour non assistance à personne en danger.

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Lit urgences hôpital hospitalisation blesséImage d'archives

Nouvelle polémique en perspective : une femme de 82 ans, qui présentait des symptômes de déshydratation et d'insuffisance respiratoire, est décédée faute d'avoir reçu des soins à l'hôpital Bon Secours de Metz, affirme lundi l'Union des familles laïques de la Moselle (Ufal).L'association "a déposé devant le procureur de Metz une plainte contre X pour non assistance à personne en danger", a indiqué la présidente de l'Ufal, Me Nadia Weiller.

Selon le fils de la personne décédée, Jean-Marie Kremer, qui s'est joint à la plainte, sa "mère est restée samedi pendant 8 heures sur un brancard dans un couloir du service des urgences sans être vue par un  médecin". Interrogé par le fils, le standard téléphonique des urgences lui "aurait répondu qu'il y avait trop de demandes et qu'on ne pouvait rien faire". Mme Kremer a été renvoyée samedi vers 20h à sa maison de retraite de Metz-Queuleu où elle est décédée dimanche en début d'après-midi, selon la présidente de l'Ufal.

"Faux" répond l'hôpital

Me Weiller a estimé que ce décès était directement lié à la pénurie des soins organisée par le gouvernement et que l'Ufal national se réservait de ce fait le droit de mettre en cause la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Contacté par l'AFP, le service de relations publiques de l'hôpital Bon Secours a indiqué "n'avoir pas connaissance de cette affaire", en assurant qu'il allait enquêter. Le procureur de Metz Rémy Heitz n'était pas immédiatement disponible pour attester qu'il avait bien reçu la plainte de l'Ufal et du fils de Mme Kremer.

Lors d'une conférence de presse donnée en début de soirée, la direction de l'hôpital a démenti que le décès de Mme Kremer ait été lié à "un manque de soins". "La patiente, envoyée aux urgences par un médecin gériatre (de la maison de retraite de Metz-Queuleu), a été (...) examinée par un médecin qui a prescrit les examens biologiques et radiologiques nécessaires à sa prise en charge", a affirmé la directrice générale de Bon Secours, Véronique Anatole-Touzet. "Dès réception de l'ensemble des résultats vers 17h45, le médecin a réajusté le traitement approprié (pour cette patiente, ndlr), puis a organisé le retour en maison de retraite qui a pris le relais du traitement", a précisé le Dr Michel Aussedat, chef du service des urgences et du Samu de Bon Secours. "Cette personne, qui décompensait une insuffisance cardiaque, avait perdu beaucoup d'eau et d'ions", a précisé le médecin urgentiste.

La direction du CHR a sollicité le déclenchement d'une enquête médicale par la direction départementale de l'Action sanitaire et sociale pour, a-t-elle expliqué, "avoir l'assurance totale" que le décès n'était pas lié à un manque de soins. "Nous souhaitons également qu'une autopsie soit ordonnée (par le procureur de Metz, ndlr) afin d'éclairer totalement les circonstances du décès", a ajouté Mme Anatole-Touzet. Contacté par l'AFP, le procureur de Metz, Rémy Heitz, a indiqué qu'il "ne souhaitait pas communiquer" sur cette affaire. Le service des urgences du CHR de Metz-Thionville dispose de 22 lits et a accueilli 40.000 patients en 2008, selon le Dr Aussedat.

Erreur à l'hôpital: les parents reçus par la direction de l'hôpital

Le directeur de l'hôpital de Bullion (Yvelines) a reçu lundi les parents du nourrisson de six mois décédé vendredi suite à une erreur de perfusion, a-t-on appris auprès de la direction de l'établissement. "Ce rendez-vous était prévu de longue date, avant le décès de l'enfant" qui a passé quatre mois au sein du service de pédiatrie dans l'attente d'une greffe de l'intestin, a précisé à l'AFP le directeur de l'établissement, Yannick Gouriou. Le directeur a reçu pendant deux heures le père et la mère de Louis-Joseph, en présence des membres de la cellule de crise mise en place suite au drame. Yannick Gouriou a décrit des parents "éprouvés", "dans la douleur", qui "veulent savoir ce qui s'est passé". Une autopsie, diligentée par le parquet de Paris, devait être pratiquée ce lundi sur le corps du petit Louis-Joseph afin de connaître les causes exactes de sa mort. Le nourrisson de 6 mois, hospitalisé depuis septembre à Bullion en attente d'une greffe d'intestin, est décédé vendredi à la suite d'une erreur de dosage de sa perfusion de substitut alimentaire commise la veille par une infirmière et une aide puéricultrice de l'établissement.

 D'après agence

le 05 janvier 2009 à 17:04
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