© sxc.huC'était l'un des piliers du volet prévention et santé publique du projet de loi Bachelot. Lundi, les députés ont voté l'interdiction de la vente d'alcool aux moins de 18 ans, contre 16 ans dans la loi actuelle. "L'offre de ces boissons à titre gratuit à des mineurs est également interdite dans les débits de boissons et tout commerce ou lieux publics", précise le projet de loi, qui doit encore être voté au Sénat. L'opposition a salué cette démarche, au nom de la lutte contre le "binge drinking", ou beuverie expresse, tout en regrettant l'absence d'une vraie politique de prévention. Un peu plus tard dans la soirée, les députés ont également interdit la vente de tabac aux moins de 18 ans, jusque-là interdite aux moins de 16 ans, ainsi que la vente et la distribution de "cigarettes-bonbons", ces cigarettes dont la saveur sucrée ou acidulée s'adressent aux jeunes et sont vendues dans des paquets à un prix plus faible que la moyenne des autres cigarettes.
Alcool : les accros du ballon ont souvent plus de 40 ans
La plupart des campagnes de sensibilisation concernant l'alcool s'attardaient jusqu'alors sur les risques accrus pour les femmes enceintes et les jeunes. Les chiffres dévoilés par l'INPES témoignent d'une autre réalité.
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Bientôt un vaccin pour en finir avec la cigarette ?
Le laboratoire GSK espère mettre prochainement sur le marché une substance permettant "d'immuniser" les fumeurs contre la dépendance à la nicotine, indique Le Figaro.
Publié le 18/11/2009
Peu auparavant, les députés avaient comblé un vide juridique en autorisant, avec quelques restrictions, la publicité pour l'alcool sur Internet. Jusque-là, la loi Evin datant de 1991 était muette sur le sujet, Internet n'ayant alors pas encore pris son essor. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a évoqué une "ouverture contrôlée et encadrée", des restrictions concernant les sites "principalement destinés à la jeunesse" ainsi que des services en ligne "édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles". L'amendement précise également que la publicité ne doit pas être "intrusive", c'est-à-dire s'ouvrir par exemple dans un pop-up. Mais pour le député socialiste Marcel Rogemont, "les limites sont de pures formes et inaplicables". "C'est quoi la jeunesse ? C'est moins de 18 ans ? Moins de 70 ?", a-t-il ironisé.
Pas d'alcool dans les stations-service de 18h à 8h
Lundi toujours, le gouvernement n'est pas parvenu à interdire totalement la vente d'alcool dans les stations-service, une mesure souhaitée en février 2008 par le Premier ministre pour passer sous les 3000 morts par an sur les routes d'ici 2012. Initialement, le texte de la ministre de la Santé visait à mettre en oeuvre l'interdiction totale, alors que la vente est aujourd'hui permise de
6 heures à 22 heures. La ministre a cependant dû trouver un compromis pour rallier l'ensemble des députés de sa majorité. Elle a donc présenté un amendement proposant d'interdire la vente d'alcool dans les stations-service entre 18 heures et 8 heures du matin, amendement qui a été adopté par les députés.
Autre mesure adoptée : les maires pourront désormais interdire la vente d'alcool à emporter sur leur commune entre 20 heures et 8 heures. Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, Roselyne Bachelot avait dû trouver un autre équilibre entre santé publique et intérêts économiques de la filière viticole, en interdisant les ventes d'alcool au forfait - les fameux open bars - tout en précisant que l'interdiction ne concernait pas les foires, fêtes et autres salons de dégustation.
(D'après agence)
| Les tickets-restaurants permettront d'acheter fruits et légumes |
Les députés ont adopté dans la nuit de lundi à mardi un amendement permettant l'achat de fruits et légumes avec des tickets-restaurants, au fil d'un long débat sur la prévention dans le cadre du texte santé de Roselyne Bachelot. "Cette mesure a pour objet d'étendre l'utilisation du titre-restaurant auprès des détaillants en fruits et légumes, afin que les 2,7 millions de salariés qui en bénéficient puissent plus facilement consommer" cinq fruits et légumes par jour, a justifié l'un des députés UMP à l'origine de cet amendemnt, Valérie Boyer, qui avait préconisé cette mesure dans un rapport sur la prévention de l'obésité en septembre dernier. Elle et ses collègues UMP rappellent que les boucheries-charcuteries, boulangeries-pâtisseries et "autres sandwicheries" acceptent déjà les titre-restaurant. Il en va aussi de la défense des commerces de proximité avec cette mesure "indolore pour les finances publiques", estiment-ils. Autant d'arguments qui ont convaincu une majorité de la vingtaine de députés encore présents en séance à cette heure de la nuit. Cette mesure doit encore être adoptée par le Sénat. |
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