Nicolas Sarkozy défend une "réforme juste" à Rambouillet

le 13 mars 2009 à 10h42 , mis à jour le 13 mars 2009 à 14h50

Urgences, soins intensifs et radiologie au programme du président de la République en déplacement ce vendredi matin à l'hôpital de Rambouillet.

Nicolas Sarkozy Strasbourg hôpital Strasbourg infirmièreLe président à l'hôpital civil de Strasbourg le 9 janvier 2009 © TF1/LCI

Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi matin à Rambouillet (Yvelines) pour un déplacement consacré à la réforme de l'hôpital et du système de santé, dont les mesures sont examinées actuellement par les députés.

"Je crois que cette réforme est juste, qu'il faut la faire. Elle doit être vue par la communauté hospitalière comme une marque intérêt du gouvernement et du Parlement", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une table ronde au Centre national du football de Clairefontaine. "Il ne faut pas que vous craigniez la réforme (...). Qui pourrait me dire qu'il faut le statu quo à l'hôpital? Personne", a-t-il lancé un peu plus tôt, en visitant le centre hospitalier de Rambouillet.

358 millions "sur la table"

Devant les personnels de l'établissement, le chef de l'Etat a rappelé qu'il avait "mis 358 millions d'euros sur la table" pour payer leurs heures supplémentaires, a confirmé la reconnaissance du diplôme des infirmiers au grade de licence à partir de septembre 2009 et répété, sous leurs applaudissements, que "les médecins de villes (devaient) aussi faire des gardes" pour désengorger les services d'urgence des hôpitaux. Il a également insisté sur la nécessité de "repenser" la carte sanitaire afin de combler les "déserts médicaux" et justifié sa volonté de faire du directeur le "seul patron de l'hôpital".

"Tout ne se réduit pas une augmentation des crédits", a également répondu Nicolas Sarkozy à ceux qui dénoncent une réforme sans financement. "Il n'y a pas un pays au monde qui dépense plus que la France pour son hôpital", a-t-il assuré, en rappelant que le budget de l'hôpital avait augmenté de 50% de 1998 à 2008 et que 100.000 personnes y avaient été embauchées sur la même période. "C'est très facile de dire 'il n'y a qu'à donner plus' (...). Si ce n'était que ça, je ne devrais avoir aucun problème", a-t-il raillé.

Objectifs et critiques 

Examiné depuis février par les députés, le texte "Hôpital, patient, territoire, santé" défendu par Roselyne Bachelot vise à améliorer le fonctionnement de l'hôpital et le système de santé à coûts constants, sur fond de déficit de la Sécu et de vieillissement de la population. Il prévoit notamment de réformer la gouvernance des hôpitaux, de favoriser l'égalité dans l'accès aux soins en incitant les médecins à repeupler les "déserts médicaux", la création d'agences régionales de santé et l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs.

Le texte "Hôpital, patient, territoire, santé" doit être voté le 18 mars par les députés. Ce texte suscite de nombreuses critiques dans la communauté médicale.

Check-list en bloc opératoire 

Une "check-list", ou liste de contrôles, sera obligatoire à compter du 1er janvier prochain dans l'organisation des blocs opératoires, a décidé la Haute Autorité de Santé (HAS). Une réunion est prévue courant avril avec l'ensemble des acteurs concernés (chirurgiens, anesthésistes et personnels soignants des blocs opératoires) pour adapter au contexte français la check-list de l'Organisation Mondiale de la Santé lancée en juin 2008. Des campagnes de sensibilisation seront prochainement menées auprès des professionnels de santé concernés.
La liste de l'OMS concerne "trois étapes critiques" de l'opération : avant l'anesthésie, avant l'incision cutanée et avant que le patient ne quitte la salle d'opération. Selon une étude de l'OMS, complications et décès après une intervention chirurgicale majeure diminuent d'au moins un tiers grâce à l'utilisation d'une liste de contrôles simples par le personnel médical. 

D'après agence

le 13 mars 2009 à 10:42
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

9 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Kano, le 13/03/2009 à 16h36

    Que les dirigeants d'hopitaux rendent des comptes sur leur erreurs de gestion et les moutons seront bien gardés, et arretons d'économiser des bouts de chandelles sur le dos du personnel.......

  • LOUPING, le 13/03/2009 à 14h54

    N'y avait-il pas suffisamment de personnel hospitalier pour que l'on fasse appel aux agents des hôpitaux même du 92 pour cette table ronde? Pour les agents qui se sont déplacés qui leur rendra leur journée dans le contexte actuel? Travailler plus pour gagner plus, rien n'est fait dans les EPS c'est plutôt travailler plus pour gagner moins et utilisation de personnel courageux, volontaire et polyvalent qui accepte des postes mais sans en avoir le grade et le salaire au bout ?

  • PATRICK, le 13/03/2009 à 14h17

    J'ai travaillé 37 ans dans un hopital public, des réformes, j'en est expérimenté : Cela n'a pas jamais amélioré le système; Mais peut être que le gouvernement de Mr Sarkozy a trouvé la solution miracle ! ! !

  • Michel, le 13/03/2009 à 13h00

    Oui effectivement Monsieur le Président, les urgences il y a en a partout et cela devient urgent de traiter comme il se doit toutes les urgences...Vos réformes sont un échec total, les signes de recules ne trompent pas, vous entrez dans le club des politiques-droite et gauche- qui ont retiré toutes leurs réformes et qui maintenant s'épanouissent en marionnettes des Guignols de canal.

  • Victor, le 13/03/2009 à 12h06

    Que l'opposition s'oppose C'est ce qui se passe systématiquement et cela n'aplus aucune légitimité. Par contre qu'en est-il plus exactement des syndicats des personnels de santé et les représentants des usagers, quelle concertation organisée a-t-elle été menée auprés de ces deux catègories de citoyens intéressées et véritablement concernées avant la table ronde dont la composition ne me semble pas être définie totalement dans votre article. On ne pourra pas améliorer l'hôpital contre ces derniers: on ne reconnaît plus les compétences des "expertts". surtout quand leur exercice s'est avéré être souvent inadéquat, notammant sur la crise financière dont les prémisses leurs ont totalement échappées. De nos jour tout le monde peut être expert de quelque chose. C'est devenu une "grande mode".

  • Taz, le 13/03/2009 à 11h47

    Visites préparées et cadrées, personnels et parcours sélectionnés, ... comment voulez vous que nos gouvernants se rendent compte réellement des difficultés dans nos hôpitaux ? Et quand ils sont hospitalisés les conditions sont hors normes. Dans de telles conditions c'est de l'autosatisfaction facile ! Croyez moi je sais de quoi je parle, je suis cadre hospitalier.

  • Jean, le 13/03/2009 à 11h30

    Heureusement pour lui qu'il y va pas en tant que malade...

  • Pere, le 13/03/2009 à 11h10

    Voilà au moins un Président qui ne sent pas le renfermé avec toutes ses balades.

  • Bedu, le 13/03/2009 à 10h59

    Comme d"habitude on le vois partout qu'est ce qu"il ferait pas pour remonter sa cote de popularité,chaque jour je suis obligé de zaper sur ma télé pour ne pas le voir et l'entendre

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience