Entre 8.000 et 20.000 "toubibs" dans la rue

le 28 avril 2009 à 08h16 , mis à jour le 28 avril 2009 à 22h35

Le personnel hospitalier se mobilisait mardi contre le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, territoires" (HPST), accusé de "caler l'hôpital sur l'entreprise".

manifestation loi BachelotPancarte brandie lors de la manifestation contre la loi Bachelot le 28 avril 2009. © LCI

Alors que le monde universitaire est entré dans sa onzième journée de manifestation, après plus de trois mois de conflit, c'est tout le secteur hospitalier qui se mobilise également ce mardi : les médecins et autres personnels des hôpitaux mènent une journée d'actions pour protester contre les réformes gouvernementales du système de santé français. Les manifestants étaient au nombre de 8.000 selon la police, et entre 18.000 et 20.000, selon la CGT.
 
Fait notable, des chefs de service et professeurs ont pris part aux manifestations, comme à Paris, où Bernard Debré (par ailleurs député UMP) et René Frydman ont défilé derrière une banderole revendiquant la "qualité et l'égalité d'accès aux soins", la défense de l'hôpital public, et protestant contre "les suppressions d'emplois" et "l'hôpital-entreprise". Le cortège hospitalier parisien, qui est parti à 11h de la Tour Montparnasse, devait être rejoint au niveau du métro "Port Royal" par le défilé universitaire - parti, lui de Jussieu - et tous deux devaient se diriger vers le Sénat, où doit commencer le 11 mai l'examen du projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, territoires" (HPST). Vers midi, le ministère de la Santé comptait 9,5% de grévistes au plan national, 50,1% à Paris.

"Chaîne humaine hospitalière" 

Chez les hospitaliers, la manifestation se double d'un appel à la grève. Le Mouvement de Défense de l'Hôpital Public (MDHP), lancé par des médecins de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et soutenu par les syndicats hospitaliers, invite notamment à reporter les activités programmées et non-urgentes. Des actions pourraient aussi avoir lieu en province.
 
A Lille, des médecins ont décidé "de ne plus participer aux activités administratives" depuis lundi. Même initiative aux Hospices Civils de Lyon, tandis que la communauté médicale de Caen envisage de former mardi une "chaîne humaine hospitalière autour du CHU". Les personnels hospitaliers reprochent au projet HPST de "caler l'hôpital sur l'entreprise" en renforçant un directeur qui "pourra n'avoir aucune compétence médicale" et estiment qu'il "organise des suppressions massives et injustifiées d'emploi d'infirmiers et d'aides-soignants".

(D'après agence)

le 28 avril 2009 à 08:16
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35 Commentaires

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  • Whatever, le 03/05/2009 à 12h39

    Sophie connaît probablement un peu de médecine et peu de gestion... je suis moi-même médecin et trouve lamentable le baratin misérabiliste des confrères hospitaliers qui racontent n'importe quoi sur une prétendue inégalité des soins... tout comme le discours misérabiliste des autres personnes oulala au secours !!! la médecine à 2 vitesses ... l'inégalité ... la précarité... les plus fragiles sont mal soignés... les riches acquièrent des privilèges... mais arrêtez de délirer bande de crétins... et quant à vous médecins hospitaliers cessez de déclencher et entretenir cette psychose et renseignez-vous un peu sur l'économie et le management mais c'est pas possible d'être aussi cons ...

  • Yann, le 28/04/2009 à 23h11

    Encore une fois les gens critique sans connaitre ni la reforme ni les gens qui manifestaient. connaissant certain des chef et des medecins dans la rue aujorudhui je eu vous dire que ce ne sont pas des "mandarin" mais de bon medecins pationné et qui pour ceux que je connais ne pratique pas le depassement d'honoraire. en ce qui concerne la greve et la refomre: la manifestation d'aujourdhui ne concernait qu'une partie de la reforme de la santé c a d celle qui concernait le volet hopital. les medecins ne sont pas contre cette reforme dans sa globalité et avoue eux meme que certain point sont bon et que la reforme est nécéssaire. cependant une partie de cette reforme va conduire a une commercialisation des soins. les patients presentant des pathologies non "lucrative" ne seront plus soigné convenablement, et les services non rentables fermerons les uns apres les autres. adieux donc la medecine de proximité, adieux les maternités de campagne, adieux les services de maladie infectieuse.... tapez sur les medecins si ça vous amuse, en attendant quand la reforme sera passé et si rien n'est changé c'est la pupolation qui trinquera

  • Virginie, le 28/04/2009 à 23h03

    Non aux fermetures d'hôpitaux de qualité et renommés! La fermeture annoncée de l'hôpial Bellan à Paris 14ème (établissement associatif privé assurant le service public et dont le financement est public) avec ses 380 salariés qui seront licenciés (première charette 106?): qui le sait? C'est pourtant un hôpital qui était équilibré finacièrement et dont le srvice de proctologie est mondialement reconnu! Pourtant il ferme et personne s'en soucie...le service va aller à saint Joseph? A chaque restructuration brutale contre les équipes médicales et paramédicales, la greffe ne prend pas et ce sont les patients qui trinquent Car avec la pénurie actuelle, les médecins qui n'ont pas la fibre "service public" peuvent se recycler dans la médecine lucrative! C'est les patients qui vont trinquer comme jamais! Pour tous nos vieux sénateurs, pour vos hémorroïdes actuelles ou futures, faites que Bellan ne se saborde pas et faites que les médicments efficaces contre les hémorroïdes soient à nouveau remboursés par la sécu!

  • Bernard, le 28/04/2009 à 19h53

    Ceux qui défilent et protestent en criant au loup et à la médecine à 2 vitesses sont ceux qui pratiquent les ÉNORMES DÉPASSEMENTS D'HONORAIRES sans vergogne ni état d'âme vis à vis des "pauvres"!!!! Alors Messieurs les "toubibs" : Silence dans les rangs! Doit -on vous rappeler que se sont les Français qui paient par leurs impôts ET les charges sociales.

  • Al, le 28/04/2009 à 18h07

    Il est clair que l'hopital merite une réforme, et améliore son organisation ; néanmoins, même si certains points sont bons dans la réforme, certains restent ubuesques : - centraliser la prise de décision dans les mains d'une personne est une bonne chose, mais pas entre celles du directeur d'hopitaux qui n'a pas les compétences pour ça. On ne mettrait jamais à la tete d'une entreprise un pur administratif, qq'un qui ne connait pas le business, alors pourquoi le ferait on à l'hopital? - l'objectif numero 1 d'un hopital est d'assurer de soigner le mieux possible, et le numero 2 de le faire à un coup raisonnble. Le problème de cette loi est qu'elle inverse ces deux priorités

  • Olivier, le 28/04/2009 à 17h48

    Marié à une Pharmacienne Praticien Hospitalier, et travaillant en entreprise, je suis toujours surpris que l'hopital soit géré en "double hiérarchie": le personnel médical (pharmacien, médecin) et les autres. Autant dire que l'efficacité de la mise en ?uvre des travaux des "médicaux" doit passer par un filtre des cadres de santé. Par ailleurs, notamment dans les CHU, les médecins et pharmaciens ne sont pas mesurés sur l'efficacité (rapport qualité/coût) de leur service) mais le service est mesuré à son nombre de publications (tiens tiens comme les universitaires...): il me parait donc difficile de le motiver fortement à faire des économies. Enfin gérer l'efficacité de l'hôpital ne veut pas dire remettre en cause les compétences qui sont excellentes, et ce n'est pas faire injure à nos grands spécialistes que de reconnaitre que l'organisation et l'efficacité est une spécialité à part entière, et qu'ils ne la maitrisent probablement pas tous.

  • Frederic, le 28/04/2009 à 17h13

    Les soins pour tous est un bienfait de notre pays qu'il faut conserver à tout prix. Seulement justement, les soins, le matériel médical, le personnel, tout cela a un prix et pour maintenir un service de qualité il faut des moyens. Voyant les commentaires d'infirmières et de médecins sur ce forum, peuvent-ils expliquer en quelques mots à un néophyte la base des réformes dont il est question, car je ne lis dans les médias que de grands discours (il faut préserver les soins pour tous) et des histoires de grêves, mais le fond et les détails je ne les connais guère.

  • JP Lotz, le 28/04/2009 à 16h27

    Je réponds aux personnes qui nous qualifient de mandarins. Chef de serivce 200% public, 70 h de boulot semaine, pas de privé. Cessez de nous qualidfier de ce terlme ancestral de mandarins; Je n'ai pas de cour impériale autour de moi. On bosse comme des fous.. Ce que nous défendions, c'est le refus de l'hopital enterpries, Inc ! Stop et point-barre. jpl

  • Sophie, le 28/04/2009 à 16h20

    Médecin hospitalier depuis 10 ans, je vois peu à peu le l'hôpital public s'enfoncer, d'abord avec la diminution du nombre de postes para-médicaux, puis fermeteures de lits, temporaires puis définitives, puis nouvelle tarification à l'acte, qui permet une gestion facile, mais est au détriment de la médecine sans actes (gestion des maladies chroniques, médecine préventive... qui ne "valent" rien), et des malades les plus fragiles: malades âgés, ou défavorisés, ou avec handicap sévère, tous ceux qui ne sont pas pris en charge dans le privé car qui "coutent plus qu'ils ne rapportent". Le combat mené actuellement par les soignants de l'hôpital n'est pas celui de la sauvegarde de leurs privilèges, mais la défense d'une médecine, toujours trop inégalitaire il est vrai, mais qui va le devenir encore beaucoup plus avec la gestion de l'hôpital sur des critères uniquement budgétaires. Les patients, et l'ensemble de la population, qui se sentent concernés par l'égalité (relative) et l'accès aux soins au plus grand nombre doivent se mobiliser pour défendre ce qui reste de notre système de soins.

  • Josée, le 28/04/2009 à 15h17

    J'ai,pratiqué l'hopital en tant que soignant et soigné, je peux dénoncer le gaspillage scandaleux qui s'y pratique, alors que ce sont les médescins qui gèrent, avec un directeur qui contrôle, qui n'est pas juge et parti, cela ne peut qu'être mieux. Je peux d'autre part vous garantire qu'ily a depûis toujours une médecine de riches et une médescine de paubres... Alors que le chômage augment chaque jour, je trouve honteux que chercheurs et corps lmécical qui ont la sécurité de l'emploi, osen-t défiler dans la rue gênant les usagers des transpôrts en commun, pour défendre comme d'habitude leurs privilèges et leur soif de pouvoirs ....

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