Un pic de mortalité en France cet hiver

le 14 avril 2009 à 08h25 , mis à jour le 14 avril 2009 à 08h34

Un excès de près de 6000 décès a été enregistré sur les six premières semaines de 2009. En cause, l'hiver, l'un des plus froids des 20 dernières années.

[Expiré] couloir hopital santé © sxc.hu

 L'Institut de veille sanitaire (InVS) est catégorique : une hausse de la mortalité a été enregistrée cet hiver en France, l'un des plus froids des 20 dernières années, avec un excès de près de 6000 décès sur les six premières semaines de 2009.
 
"Depuis le début de l'année 2009, une hausse des effectifs de décès est enregistrée comparativement aux trois années précédentes et concerne plus particulièrement les personnes les plus âgées (85 ans ou plus)", analyse froidement l'InVS qui publie ses données mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Un phénomène analogue avait d'ailleurs été observé en 2005. Selon les chercheurs, l'évolution démographique ne suffit pas à expliquer entièrement cette augmentation. Ils estiment qu'elle peut être mise en relation "avec la survenue concomitante de plusieurs facteurs".

 

D'autres pays touchés

D'une part la France a connu en janvier une vague de froid importante. De plus, "la pathologie respiratoire infectieuse a été très présente chez les personnes âgées" depuis le début décembre 2008. Enfin la grippe, sans être plus grave que celle des autres années, a touché "une part importante de la population". Les régions Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Languedoc-Roussillon et Poitou-Charentes apparaissent les plus touchées. Les événements climatiques ou épidémiques, outre leur effet direct sur la mortalité, "peuvent entraîner une déstabilisation de l'état général pouvant conduire au décès chez les personnes les plus vulnérables", soulignent les chercheurs. La France, ne semble d'ailleurs pas être le seul pays touché : en Europe, le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède et le Portugal ont signalé des situations analogues.
 
Cette première estimation de l'InVS est basée sur 70% des décès enregistrés en France métropolitaine et ne permet pas de quantifier l'excès total de décès. En dehors de tout événement inhabituel, le niveau général de la mortalité est plus élevé pendant les périodes hivernales et plus bas en été.

 

 

(D'après agence)

le 14 avril 2009 à 08:25
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Michèle, le 16/04/2009 à 17h43

    Ma mère a 98 ans. Malade en janvier fatigue a été hospitalisée après 6H d'attente aux urgences. est ressortie de l'hopital 1 semaine après avec une gastro non détectée. est restée chez elle avec notre aide pendant 1 semaine a été réhospitalisée urgence 6h est restée après instistance 15 jours avec une bronchite avec comme préconision retour à domicile pas de convalescence. Heureusement son mèdecin a réussi à la faire enter en convalescence. ce qui lui a fatit le plus grand bien. Sans cela je pense qu'elle serait décédée.Je crois que les personnes agées n'ont pas de prise en charge spécifique ce qui peut expliquer un e part du résultat

  • Béa, le 14/04/2009 à 20h31

    Faut bien mourir un jour ....

  • Benoit, le 14/04/2009 à 14h11

    "l'hiver, l'un des plus froids des 20 dernières années" Et apres on va nous parler de "rechauffement climatique" et "effet de serre" !!!

  • Nalakali, le 14/04/2009 à 11h32

    On va donner un jour de congé pour les petits vieux mort cet hiver ? Pffff....

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience