© www.sxc.huSont-elles dangereuses ? Sont-elles inoffensives ? Les antennes-relais font peur aux riverains. Les opérateurs de téléphonie mobile brandissent des études qui ne font état d'aucun danger avéré, pendant que des associations militent très activement au nom du principe de précaution et font état d'autres études, réalisées souvent hors de France et dont les résultats divergent significativement. Plusieurs décisions judiciaires ont contraint des opérateurs à démonter certaines de ces antennes, et le gouvernement est allé jusqu'à organiser une table ronde sur les "radiofréquences" et leur impact sur la santé et l'environnement.
Troubles du sommeil et de la concentration : les antennes-relais responsables ?
Une enquête réalisée par l'Association Santé Environnement France auprès d'une centaine de riverains d'antennes-relais dans les Bouches-du-Rhône relève des troubles supérieurs à la moyenne de la population.
Publié le 21/11/2011
Dans le doute, Jacques Krabal, le maire PRG de Château-Thierry, dans l'Aisne, a pris depuis lundi un arrêté de fermeture temporaire d'une école maternelle et primaire de la ville située à proximité d'une antenne-relais. Motif : l'opérateur Orange avait obtenu de la municipalité "une autorisation d'exploitation à une distance de 98 m par rapport à l'école, alors que dans les faits, elle se situe à 68 m de l'école", selon Jacques Krabal, qui a ajouté que des négociations menées depuis plusieurs semaines pour déplacer l'antenne ou faire cesser son exploitation n'avaient rien donné.
L'opérateur se dédouane en citant l'OMS
Evoquant le "principe de précaution inscrit dans la constitution" et une "recommandation européenne (qui) prévoit qu'à moins de 100 m d'une antenne-relais, il ne peut pas y avoir une école ou une crèche", l'élu a pris la décision de fermer temporairement l'école, dont les 180 élèves ont été répartis dans les autres écoles de la ville. "Il faut parfois savoir taper sur la table pour se faire entendre", a estimé Jacques Krabal, qui affirme ne pas être "technophobe".
"On est assez surpris de la décision du maire", a de son côté déclaré un porte-parole d'Orange, soulignant qu'il n'existait "aucune réglementation nationale ou européenne évoquant une obligation de distance minimale" entre une antenne-relais et une école et évoquant les obligations légales de couverture des opérateurs. "Nous regrettons la dramatisation de cet événement, d'autant plus qu'il y a des discussions au niveau national pour éclairer le débat" autour des antennes-relais", a-t-il ajouté, rappelant que, selon une étude de l'OMS, il "n'existe aucun élément scientifique sur les effets nocifs" de telles antennes.
"Les choses ne peuvent pas en rester là ! Orange doit absolument se remettre à la table de négociation afin qu'une solution favorable à tous puisse être trouvée en urgence pour que l'école reprenne au plus vite", a de son côté jugé l'association Pour une réglementation des implantations d'antennes-relais de téléphonie mobile (Priartem).
D'après agence
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