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Ecole fermée pour cause d'antenne-relais


le 05 mai 2009 à 13h44 , mis à jour le 05 mai 2009 à 13h44.
Temps de lecture
3min
[Expiré] Antenne-relais

Crédits : www.sxc.hu

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SantéLe maire de Château-Thierry a décidé de prendre un arrêté de fermeture pour une école trop proche d'une de ces antennes. Motif invoqué : le principe de précaution.

Sont-elles dangereuses ? Sont-elles inoffensives ? Les antennes-relais font peur aux riverains. Les opérateurs de téléphonie mobile brandissent des études qui ne font état d'aucun danger avéré, pendant que des associations militent très activement au nom du principe de précaution et font état d'autres études, réalisées souvent hors de France et dont les résultats divergent significativement. Plusieurs décisions judiciaires ont contraint des opérateurs à démonter certaines de ces antennes, et le gouvernement est allé jusqu'à organiser une table ronde sur les "radiofréquences" et leur impact sur la santé et l'environnement.

Dans le doute, Jacques Krabal, le maire PRG de Château-Thierry, dans l'Aisne, a pris depuis lundi un arrêté de fermeture temporaire d'une école maternelle et primaire de la ville située à proximité d'une antenne-relais. Motif : l'opérateur Orange avait obtenu de la municipalité "une autorisation d'exploitation à une distance de 98 m par rapport à l'école, alors que dans les faits, elle se situe à 68 m de l'école", selon Jacques Krabal, qui a ajouté que des négociations menées depuis plusieurs semaines pour déplacer l'antenne ou faire cesser son exploitation n'avaient rien donné.

L'opérateur se dédouane en citant l'OMS

Evoquant le "principe de précaution inscrit dans la constitution" et une "recommandation européenne (qui) prévoit qu'à moins de 100 m d'une antenne-relais, il ne peut pas y avoir une école ou une crèche", l'élu a pris la décision de fermer temporairement l'école, dont les 180 élèves ont été répartis dans les autres écoles de la ville. "Il faut parfois savoir taper sur la table pour se faire entendre", a estimé Jacques Krabal, qui affirme ne pas être "technophobe".

"On est assez surpris de la décision du maire", a de son côté déclaré un porte-parole d'Orange, soulignant qu'il n'existait "aucune réglementation nationale ou européenne évoquant une obligation de distance minimale" entre une antenne-relais et une école et évoquant les obligations légales de couverture des opérateurs. "Nous regrettons la dramatisation de cet événement, d'autant plus qu'il y a des discussions au niveau national pour éclairer le débat" autour des antennes-relais", a-t-il ajouté, rappelant que, selon une étude de l'OMS, il "n'existe aucun élément scientifique sur les effets nocifs" de telles antennes.

"Les choses ne peuvent pas en rester là ! Orange doit absolument se remettre à la table de négociation afin qu'une solution favorable à tous puisse être trouvée en urgence pour que l'école reprenne au plus vite", a de son côté jugé l'association Pour une réglementation des implantations d'antennes-relais de téléphonie mobile (Priartem).

D'après agence

Commenter cet article

  • Scandale sanitaire : nous y sommes : Le progrès n'a de sens que s'il ne compromet pas le droit le plus fondamental dans une société "moderne" : le droit à la santé. Mes enfants n'ont pas de téléphone portable, et pourtant, on leur impose des antennes relais très puissantes (3G) face à leurs écoles et autour de leurs maisons. Oui, les ondes électromagnétiques pulsées ont des effets délétères. Oui, des précautions et une réglementation stricte permettraient d'allier progrès et santé. Mais des opérateurs voyous à qui on a permis d'implanter de véritables sites industriels sur des lieux de vie, en toute impunité, portent atteinte au droit d'enfants de 3 ans à la santé! Il ne s'agit pas de renoncer à la technologie mais de faire en sorte qu'elle soit compatible avec la santé de tous. Mettre en place des périmètres d'exclusion autour des lieux de vie, baisser seuil d'exposition du public à 0,6 V/m serait un bon début. Combien de temps a-t-on clamé haut et fort que la fumée du voisin n'était pas nocive? Combien de temps a-t-on clamé que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à nos frontières? Combien de temps a-t-on clamé que la fibre d'amiante, symbole du progrès n'était pas nocive?

    Le 06/05/2009 à 13h16
  • APURSETAP : On ne peut que donner rendez-vous à celles et ceux qui sont persuadés que la technologie sans fil n'est pas dangereuse, dans une vingtaine d'années, car les scientifiques comptent sur le temps qui passe pour étudier les effets des ondes électromagnétiques sur la santé. Et le temps a déjà passé (10 ans) et passera (20 ans de plus) ce qui nous mettra en phase avec le laps de temps qu'il a fallu pour accepter que certains produits étaient nocifs. 30 ans !

    Le 06/05/2009 à 12h25
  • Nicolasleroidec : Je suis curieux de savoir combien de pays ont inscrit le principe de précaution dans leur constitution. C'est le meilleur moyen de refuser par avance toute forme de progrès (pas seulement technique). Ce princie est le symptome d'une société figée, refermée sur elle-même, minée par la peur, bref, en train de mourir. Quel avenir pour nos enfants!

    Le 06/05/2009 à 07h38
  • Hervé : Difficile sujet le principe de précaution. D'un côté il est nécessaire pour ne pas faire prendre de risques inutiles. Mais d'un autre côté : que serait notre monde actuel si cette "mode" du principe de précaution avait existé au moment de la naissance de la radio, de la TV, de la voiture voir de l'encre pour écrire. Ca peut faire sourire aujourd'hui mais à l'époque, certains auraient pu dire que par principe de précaution on ne devait pas créer ces choses. Je veux dire que la technologie ne peut pas évoluer si ce principe est appliqué n'importe comment....au risque de figer notre monde définitivement.

    Le 06/05/2009 à 01h01
  • Daniel : J'ai l'impression que en France et les Français en particulier ont de plus en plus peur de tout!!!!!!

    Le 05/05/2009 à 17h21
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