Images prétexte © TF1/LCILe Grenelle des ondes a tenu sa dernière séance ce lundi au ministère de la Santé. Au terme de la table-ronde, représentants de l'Etat, des associations, des opérateurs et des élus se sont prononcés pour l'interdiction de l'usage du portable à l'école primaire.
Parmi les dix orientations de la table ronde sur les radiofréquences retenues lundi par le gouvernement figurent la "proposition d'une offre de SMS exclusive sans service voix", la mise au point de téléphones mobiles "rendant l'usage de l'oreillette indispensable" (sans haut parleur), et l'interdiction de l'utilisation du portable à l'école primaire. Cette mesure est aujourd'hui du ressort de chaque établissement.
En ce qui concerne les antennes relais, les ministres Roselyne Bachelot (Santé), Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie) ont retenu "le lancement de modélisations sur ordinateur" des émissions, suivies "le cas échéant d'expérimentation dans des villes volontaires d'une modification des seuils".
Considérant ces annonces "très insuffisantes", les associations Priartem et Agir pour l'environnement ont indiqué qu'elles suspendaient leur participation au Comité de suivi qui doit prendre le relais du Grenelle des ondes.
Incertitudes
Lundi matin, la secrétaire d'Etat à l'Environnement avait souligné sur BFM qu'il fallait distinguer les téléphones portables, sur lesquels on sait qu'il y a des "incertitudes", et les antennes, à propos desquelles "personne n'a pu conclure qu'il y avait un risque". "L'Etat doit prendre des mesures pour éviter que le téléphone portable devienne un risque", avait déclaré Chantal Jouanno. Elle avait rappelé que l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) rendrait en septembre les résultats d'une nouvelle étude sur les antennes.
"On est dans une démocratie, il faut apporter des réponses à l'opinion publique", a-t-elle dit, estimant que "ce qui fait débat aujourd'hui, c'est le manque de transparence". Et d'ajouter : "Les gens ont le sentiment qu'une antenne peut s'installer à côté de chez eux sans qu'ils soient au courant, et qu'ils ne connaissent pas les risques liés à cette antenne".
D'après agence
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