Les blouses blanches dans la rue

le 14 mai 2009 à 07h02 , mis à jour le 14 mai 2009 à 12h24

Les personnels et médecins des hôpitaux manifestent jeudi dans une vingtaine de villes pour contester le projet de loi Bachelot.

hôpital manifestation loi Bachelot © TF1

                                                                               

La fermeté de François Fillon


Alors que François Fillon affirme dans Le Figaro que "le gouvernement ne bougera plus de cette ligne", les personnels et médecins des hôpitaux manifestent jeudi dans une vingtaine de villes pour contester le projet de loi Bachelot. L'appel est plus large que celui du 28 avril, qui chez les non-médecins concernait surtout l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Les grèves de médecins pourront provoquer des reports des activités programmées. Mais même en cas de forte participation, les opérations urgentes et la continuité des soins seront assurées.
 
Les concessions récentes promises par l'exécutif sur le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, territoires" (HPST), notamment pour assurer un meilleur équilibre dans les hôpitaux entre le pouvoir des directeurs et celui des médecins, n'ont pas apaisé les principaux opposants au texte. Certains pontes hospitaliers ont salué les amendements adoptés en commission des Affaires sociales au Sénat et la promesse de Nicolas Sarkozy d'arriver à un "bon équilibre" entre médecins et directeurs. Mais le Mouvement de Défense de l'Hôpital public (MDHP), lancé par des chefs de services parisiens et soutenu par les principaux syndicats, a estimé que "même amendée, la loi Bachelot met en place un pouvoir vertical politisé".

La fermeté de Fillon
 
Dans l'entourage de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, on estime que la contestation "est sortie de l'objet de la loi" et concerne désormais des questions qui n'y sont pas traitées. Personnels médicaux et non-médicaux expriment de fait un fort mécontentement contre les nombreuses suppressions d'emplois dans les hôpitaux et contre le nouveau mode de financement, la tarification à l'activité (T2A), qui pousse selon eux à une "rentabilité" préjudiciable à la qualité des soins. Les médecins hospitaliers ont reçu le soutien du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF) qui conteste de son côté le volet du texte traitant de la médecine libérale. Sans descendre dans la rue, la CSMF appelle à une "grève à la japonaise" (fermeture de cabinet, soins gratuits..) pour expliquer aux patients les "dangers de cette loi" jugeant notamment que leur liberté d'installation serait remise en cause.
 
Dans Le Figaro, François Fillon affirme que "l'équilibre auquel" le gouvernement "est parvenu est le meilleur qui puisse être trouvé", et prévient que "le gouvernement ne bougera plus de cette ligne". Le Premier ministre défend une réforme "nécessaire" et assure que le gouvernement n'a "jamais imaginé que les hôpitaux soient gouvernés sans et encore moins contre les médecins". "Là encore, ajoute-t-il, les aspects mal compris de la réforme ont été précisés, notamment pour les CHU".

Bachelot dément la rumeur "assez moche" de sa démission

Roselyne Bachelot a démenti jeudi avoir envisagé de démissionner de son poste de ministre de la Santé en découvrant les modifications apportées par Nicolas Sarkozy au projet de loi sur l'hôpital. "Tout cela est fait avec moi, les modifications (...) les  avancées que nous avons faites sur la gouvernance de l'hôpital,c'est moi qui les ai négociées avec les médecins", a-t-elle expliqué sur Europe 1. Pour la ministre de la Santé, l'information selon laquelle elle a pensé à démissionner, publiée par Le Point, est tout à la fois "assez moche", "un ragot assez médiocre" et un "sacré mensonge".

 

(D'après agence)

le 14 mai 2009 à 07:02
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18 Commentaires

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  • ROMY, le 14/05/2009 à 21h53

    Oui il est grand temps que la médecine ne soit plus un quatrième pouvoir ! encore heureus qu'elle soit de temps en temps un peu utile, nul n'est payé à ne rien faire cependant elle massacre aussi bcp de gens et toute ma famille n'a eu qu'à s'en plaindre ; il est temps de remettre cette profession dans les clous.

  • Cpat, le 14/05/2009 à 17h03

    Honteux, les personnes qui critiquent le personnels hospitalier, que ce soit les médecins, Chirurgiens, Infirmières, Aide-soignante etc... je peu vous dire qu'ils font un travail admirable. J'en parle en connaissance de causes car j'ai eu un grave accident en 1997 (brûlé à 70% de la surface corporelle) et depuis j'ai fréquenté divers hôpitaux de Lyon et je peu vous dire que si le personnel se contentait à faire les 35h, je pense que je ne pourrais pas vous écrire aujourd'hui. J'ai subi en douze ans 41 interventions chirurgicale, et la dernière été en octobre 2008, j'ai constaté une dégradation importante en 10ans, manque de personnel, décalage de la date d'intervention de deux mois, la cause "manque anesthésiste et j'en passe alors pour conclure je suis solidaire avec le mouvement du personnel hospitalier et toutes les personnes qui critiques leurs revendications, j'espère pour vous que vous n'aurais jamais besoins de leurs services!!!!!

  • Paris, le 14/05/2009 à 15h56

    LA VACHE à LAIT, c'est notre système de santé... Tout le monde en France le sait y compris les médecins! Ils disent à la télévision que notre système (les hôpitaux en font partie) est le "meilleur au monde" ce qui est CHAUVIN et en même temps que les hôpitaux manquent plein de choses et que les patients ne reçoivent pas toujours ce qu'il faut! C'est une contradiction incroyable! Je vie avec un médecin et je connais cette attitude: "nous les médecins, nous sommes prioritaires"! ...Notre système de santé n'est géré et il est grand temps de le faire.

  • Claude, le 14/05/2009 à 15h29

    Alors voyons, de quelle REFORME s'agit-il?.... Empêcher les grands patrons de recevoir une clientèle privée au sein de l'hôpital public?... Dire assez aux augmentations répétées des consultations et à la pratique courante de dessous de table pour la moindre opération, sans parler de la généralisation des tarifs non conventionnés ... sans aucune contrepartie tangible comme la prescription de médicaments générique ou encore la réinstauration des tours de garde obligatoires de week-end en zone rurale (rémunérés évidemment) qui soulageraient les Urgences! ......... Ah bon, c'est pas ça la REFORME! ? ..... Désolé, j'ai vraiment rien compris alors!

  • Soignante pour les malades, le 14/05/2009 à 15h20

    Je pense qu'il y en a assez du corporatisme affiché des médecins qui sont peu présents dans les hôpitaux mais qui ont tout de même un salaire conséquent négocié dans la majorité des cas par vocation de l'hôpital d'assurer la continuité des soins ( tableaux de gardes et astreintes) que l'on cherche toujours ! qui refusent de se déplacer pour une prescrition, ou pour "voir" un patient, qui travaillent en même temps dans le public et le privé, qui font des dépassements d'honoraires, qui ne respectent ni les patients, ni les personnels, ni la hiérarchie. En fait, qui se regardent le nombril et disent qu'ils ont fait bac 11 et qui ne doivent recevoir de directives de personnes, que les infirmières ne doivent que les servir.......

  • Victor002009, le 14/05/2009 à 15h07

    . Qu'est- ce que ces inventions , ces scénarii catastrophe, ce chantage inadmissible sur la sauvegarde de la Santé.? Une honte! une réplique de petits roitelets bien planqués dans leur petit univers. Qui ne veulent pas faire l'effort de bonne gestion des ressource de l'Hôpital. l'accroissement des frais médicaux n'arrête pas d'être exponentiel. Jusqu'où croyez-vous que nous pourrions aller ainsi? Quel est le contre projet qu'il y a en face du projet du gouvernement ? Un droit de regard sur les deniers précieux réservés à la santé, c'est la moindre des choses que nous devrions faire. Qui ose prétendre qu'il y aura une médecine à deux vitesses? Des individus dépourvu du sens de l'intérêt commun; Des individualistes qui redoutent leur remise en cause en matière de bonne gestion. Fdd66; Perpignan a bien traduit l'état d'esprit général de cet immobilisme égoïste. Ce qui doit êtres amélioré, le sera. C'est la chance à saisir pour la France malade de son laxisme ambiant

  • Taz, le 14/05/2009 à 15h04

    Savez-vous qu'aucune liste nominative des médecins grévistes n'est transmise aux directions des hôpitaux, ceci pour que la journée de grève ne soit pas retenu sur leur salaire ? Ce n'est pas le cas des personnels non-médicaux. HONTEUX

  • Jean, le 14/05/2009 à 14h36

    Il faudrait informer les citoyens sur la réforme hospitalière et dire franchement et sans anbiguité pourquoi ces grands médecins sont contre et c'est le rôle de la presse . C'est uniquement une guerre de pouvoir . Un patron à l'hopital , vous vous rendez compte ? Un directeur qui dans seulement 5% des cas ou il n'y aurait pas eu la possiblité de prendre une décision collégiale devrait alors trancher et prendre une décision . Voilà ce que refusent ces grands médecins , ils refusent qu'on empiète sur leur pouvoir et leur omnipotence . Ils veulent continuer à puiser dans le trou sans fond de la sécu et diriger leur service comme ils l'entendent et comme ils le veulent . Ce sont ces mêmes médecins qui viennent nous secouer le chiffon rouge de la privatisation et de la soit-disante médecine comptable alors qu'eux-mêmes pratiquent depuis longtemps une double médecine , une double activité , l'une publique , l'autre privée pour tous ceux qui acceptent de payer plus pour passer en priorité et être mieux suivis . Leur attitude est proprement scandaleuse .

  • Un infirmère en colère, le 14/05/2009 à 14h24

    STOP il faut arrêter de parler pour ne rien dire, effectivement il y a des problèmes dans les hôpitaux, mais je pense qu'il faudrait commencer par résoudre ceux des nombreux directeurs et des leurs privilèges car nous, petits personnels hospitaliers, qui se soucie de nos conditions de travail, de nos horaires et de nos bas salaires ? par contre il y a quelque chose d'important à comprendre dans la réforme de Mme Bachelot, c'est que ce sont avant tout les patients qui vont en pâtir car ce n'est pas quand vous n'aurez plus les moyens de vous soigner qu'il faudra réagir, comprenez que nous nous battons pour nos conditions de travail mais aussi ce pourquoi nous avons choisi un jour de faire ce métier : nos patients et la qualité des soins que nous leur dispensons. Dans mon établissement, la direction ne parle plus de qualité des soins mais de sécurité des patients ....

  • Faut allez, le 14/05/2009 à 14h12

    Arretons avec les hyprocrisies, et tous ces corporatisme qui insupportent de plus en plus les Francais qui voient bien qu'ils sont pris pour des cons. Il est marrant de voir certains s'indigner mais ne pas se posez certaines question: comme par exemple tous ces dépassement d'honoraires pratiques par bon nombres de spécialistes qui officient dans le public en ralant et encaissent des sommes mirobolantes dans leurs cabinets privés. Sarko a bien compris le truc et veut faire le ménage dans certaines institutions comme les université, hopitaux etc etc Dans notre systéme devenu une vrai passoire des sommes titanesque sont soient détournés soient mal utilisés il suffit de voir certains reportages pour voir l'ampleur des fraudes dans les différents organismes que nous finançons nous les contribuables, cela ne se chiffre pas en millions mais en milliards.

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