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| La fermeté de François Fillon |
Alors que François Fillon affirme dans Le Figaro que "le gouvernement ne bougera plus de cette ligne", les personnels et médecins des hôpitaux manifestent jeudi dans une vingtaine de villes pour contester le projet de loi Bachelot. L'appel est plus large que celui du 28 avril, qui chez les non-médecins concernait surtout l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Les grèves de médecins pourront provoquer des reports des activités programmées. Mais même en cas de forte participation, les opérations urgentes et la continuité des soins seront assurées.
Les concessions récentes promises par l'exécutif sur le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, territoires" (HPST), notamment pour assurer un meilleur équilibre dans les hôpitaux entre le pouvoir des directeurs et celui des médecins, n'ont pas apaisé les principaux opposants au texte. Certains pontes hospitaliers ont salué les amendements adoptés en commission des Affaires sociales au Sénat et la promesse de Nicolas Sarkozy d'arriver à un "bon équilibre" entre médecins et directeurs. Mais le Mouvement de Défense de l'Hôpital public (MDHP), lancé par des chefs de services parisiens et soutenu par les principaux syndicats, a estimé que "même amendée, la loi Bachelot met en place un pouvoir vertical politisé".
La fermeté de Fillon
Dans l'entourage de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, on estime que la contestation "est sortie de l'objet de la loi" et concerne désormais des questions qui n'y sont pas traitées. Personnels médicaux et non-médicaux expriment de fait un fort mécontentement contre les nombreuses suppressions d'emplois dans les hôpitaux et contre le nouveau mode de financement, la tarification à l'activité (T2A), qui pousse selon eux à une "rentabilité" préjudiciable à la qualité des soins. Les médecins hospitaliers ont reçu le soutien du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF) qui conteste de son côté le volet du texte traitant de la médecine libérale. Sans descendre dans la rue, la CSMF appelle à une "grève à la japonaise" (fermeture de cabinet, soins gratuits..) pour expliquer aux patients les "dangers de cette loi" jugeant notamment que leur liberté d'installation serait remise en cause.
Dans Le Figaro, François Fillon affirme que "l'équilibre auquel" le gouvernement "est parvenu est le meilleur qui puisse être trouvé", et prévient que "le gouvernement ne bougera plus de cette ligne". Le Premier ministre défend une réforme "nécessaire" et assure que le gouvernement n'a "jamais imaginé que les hôpitaux soient gouvernés sans et encore moins contre les médecins". "Là encore, ajoute-t-il, les aspects mal compris de la réforme ont été précisés, notamment pour les CHU".
Bachelot dément la rumeur "assez moche" de sa démission |
Roselyne Bachelot a démenti jeudi avoir envisagé de démissionner de son poste de ministre de la Santé en découvrant les modifications apportées par Nicolas Sarkozy au projet de loi sur l'hôpital. "Tout cela est fait avec moi, les modifications (...) les avancées que nous avons faites sur la gouvernance de l'hôpital,c'est moi qui les ai négociées avec les médecins", a-t-elle expliqué sur Europe 1. Pour la ministre de la Santé, l'information selon laquelle elle a pensé à démissionner, publiée par Le Point, est tout à la fois "assez moche", "un ragot assez médiocre" et un "sacré mensonge". |
(D'après agence)
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