La "propagation du virus" limitée au Mexique

le 04 mai 2009 à 06h15 , mis à jour le 04 mai 2009 à 09h57

Alors que le nombre de morts a été revenu à la hausse, le président mexicain estime que les autorités ont "correctement" géré la crise sanitaire.

[Expiré] Un policier mexicain dans le métro © REUTERS

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Dimanche soir, un peu plus d'une semaine après la découverte des premiers cas de contamination à la grippe A/H1N1, l'Organisation mondiale de la santé faisait état de 985 cas, répartis dans 20 pays. Dernier en date, Le Salvador, où le virus a été découvert chez deux personnes. Depuis le début de l'épidémie, 25 personnes sont mortes. Le bilan quotidien communiqué par l'OMS peut toutefois s'avérer être en retard sur certaines informations publiées par les pays concernés, mais il est considéré comme scientifiquement sûr. Dimanche, un porte-parole de l'OMS a indiqué que l'agence ne prévoyait pas de réunion de son comité d'urgence pour réévaluer le risque pandémique.
 
L'épidémie en recul au Mexique
 
Le bilan de l'épidémie de grippe A/H1N1 au Mexique s'alourdit encore, mais le pire est peut-être derrière nous. 25 cas mortels sont recensés. Le ministre mexicain de la Santé a estimé que le pic de l'épidémie était passé. "L'évolution de l'épidémie est maintenant dans sa phase de recul", a dit dimanche Jose Angel Cordoba. "Nous avons pu limiter ou du moins réduire la vitesse de propagation du  virus, afin de contenir l'épidémie", a pour sa part indiqué le chef de l'Etat, affirmant que  les autorités avaient "correctement" géré la crise sanitaire.  "Si tout continue comme ça, nous pourrons reprendre les activités au fur et  à mesure", a assuré le président, en affichant une certaine prudence: "Nous ne  chantons pas victoire". Les autorités avaient décrété le 28 avril la fermeture au public des 35.000 restaurants, ainsi que des cafés, bars, cinémas, théâtres et autres discothèques de Mexico, une mégalopole de 20 millions d'habitants. Ces mesures de restrictions, qui touchent aussi les sites touristiques, représentent un manque à gagner quotidien de 100 millions de dollars pour le secteur hôtelier de la capitale, mettant en péril 450.000 emplois. La fréquentation des hôtels s'est effondrée à 10% dans la capitale et les plages sont désertées, en particulier dans la péninsule atlantique du Yucatan,  avec plus de 70% d'annulations.

La prudence optimiste des autorités américaines
 
Les autorités américaines se sont montrées prudemment optimistes dimanche face à l'épidémie. "Nous constatons des signes encourageants et nous en sommes tous très contents", a déclaré le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de  prévention des maladies (CDC), Richard Besser. Dans leur bilan quotidien, les CDC ont fait état de 226 cas confirmés, soit 66 de plus que samedi. Plus de la moitié des Etats du pays  sont désormais touchés, soit 30 sur 50, contre 21 la veille. Au Canada, le bilan  est de 101 cas, avec 16 nouveaux cas, dont un premier au Manitoba, province du  centre du pays jusqu'à présent épargnée par l'épidémie. "Potentiellement, le virus circule maintenant dans tous les Etats-Unis", a commenté une responsable des CDC, "nous nous attendons à ce que  d'autres Etats confirment la présence du virus dans les jours qui viennent". Mais les autorités américaines s'employaient à rassurer la population au fil  des émissions télévisées du dimanche. "Il faut remettre les choses en perspective. La grippe saisonnière qui nous  frappe chaque année tue 36.000 personnes" aux Etats-Unis, a ainsi observé le Dr  Besser sur Fox. Dans le cas de la grippe porcine A/H1N1, "il est encourageant de constater que ce virus n'a pas l'air jusqu'à présent plus sévère qu'une souche  de grippe saisonnière".

L'Europe vigilante
 
Le virus a atteint l'Italie, avec deux cas confirmés mais déjà guéris, et l'Irlande, avec également un premier cas avéré. En Allemagne, un deuxième cas de grippe porcine contractée par une personne  qui n'avait pas séjourné au Mexique a été recensé, portant à huit le nombre des cas avérés. Deux nouveaux cas ont été confirmés au Royaume-Uni, le nombre total de cas avérés étant désormais de 15. En Espagne, le nombre de cas avérés a atteint dimanche 44, dont six sont hospitalisés. Il s'agit pour l'instant du pays européen le plus touché par le virus. En France, deux cas ont pour l'heure été confirmés (lire notre article). L'Autriche, les Pays-Bas, la Suisse et le Danemark comptent chacun un cas confirmé. Et lundi matin, CNN Turk affirme qu'une personne est morte de la grippe A/H1N1 en Turquie. Mais les autorités ont démenti l'information. 

L'Asie face au virus
  
La maladie a aussi fait son apparition en Asie, avec un cas en Chine et un en Corée du Sud, une religieuse de 51 ans. Après la découverte du virus chez un Mexicain de 25 ans arrivé à Hong Kong  via Shanghai, la Chine a pris des mesures draconiennes de quarantaine et de restriction des transports aériens pour contenir l'épidémie, mais elle dément toute discrimination envers les Mexicains. En conséquence, le Mexique a recommandé à ses ressortissants "de ne pas voyager en Chine".

Affrontements en Egypte

En Egypte, où le gouvernement a ordonné l'abattage d'environ 250.000 porcs  d'élevage, de violents affrontements ont éclaté dimanche dans la région du Caire  entre des éleveurs et des centaines de policiers venus prendre leurs animaux.  Sept d'entre eux ont été blessés.
 
Le commerce ne doit pas en souffrir
 
Alors que d'autres cas de contamination ont été confirmés en Nouvelle-Zélande (4), en Israël (3) et au Costa Rica (1), les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ont appelé samedi, dans une déclaration commune, à ne pas tirer prétexte de la grippe pour "limiter inutilement" le commerce international. Quatre organisations internationales ont dénoncé les mesures de boycott de la viande de porc prises par certains pays. L'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation des Nations unies  pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale du commerce  et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) affirment que la viande de porc "n'est pas source d'infection" dès lors qu'elle est préparée selon les règles d'hygiène de base.

D'après agence

le 04 mai 2009 à 06:15
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3 Commentaires

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  • Lamamouche, le 04/05/2009 à 10h30

    çà a été un pti moment mais là il faut arreter de nous bassiner avec cette pandémie qui n'en ai pas une, juste un mur de fumée pour qu'on voit pas ce qui se passe autour de nous........... des grippes yen a tjrs eu, en plus celle ci est meme pas grave si on en croit les médecins alors suffit maintenant

  • Grillage, le 04/05/2009 à 09h42

    Ca me rappele trop le nuage de Tchernobyl qui n'avait pas passé la frontière ;-)

  • Daniel, le 04/05/2009 à 08h59

    Faut nous lâcher un peu avec ça.Arrêtons de tout dramatiser.C'est vrai que pendant ce temps ça occupe nos incapables du gouvernement qui nous bassinent avec des informations plus ou moins justes,persuadés qu'ils font un travail efficace.

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