© sxc.huSon nom : l'Atripla. La première trithérapie anti-VIH en un comprimé quotidien, qui devrait faciliter l'observance du traitement, arrive sur le marché français à l'initiative conjointe de deux laboratoires américains, Gilead et Bristol-Myers Squibb (BMS). La prise de ce médicament, une grosse pilule, est possible pour les patients déjà sous traitement, ayant un taux de virus dans le sang indétectable depuis plus de trois mois et n'ayant pas d'antécédent d'échec thérapeutique avec d'autres antirétroviraux. Il pourrait répondre aux besoins de près de 30.000 des 120.000 séropositifs français, selon les laboratoires.
Atripla combine les médicaments Sustiva (molécule efavirenz) de BMS et Truvada (deux molécules, emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil) de Gilead Sciences. Le nouveau médicament fournit au patient la même quantité de molécules, a indiqué vendredi Jean-Paul Kress, directeur général de Gilead France, devant la presse. Cette collaboration entre deux entreprises du médicament concurrentes "est une première dans l'histoire de l'épidémie de sida", indiquent Gilead et BMS.
Atripla a reçu l'autorisation européenne de mise sur le marché en décembre 2007. Il est à ce jour en vente dans 59 pays. Une boîte d'Atripla (un mois de traitement), est facturée 834,30 euros, soit selon les laboratoires l'équivalent du coût des deux pilules qu'il remplace. Une baisse de 6% est prévue au 1er janvier 2010. La firme pharmaceutique israélienne Teva, un des leaders mondiaux du médicament générique, a d'ores et déjà émis l'intention de développer un générique de l'Atripla. Gilead a annoncé jeudi avoir porté plainte.
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