© TF1/LCILe chiffre est symbolique. Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé, plus de 10.000 personnes ont été contaminées par le virus de la grippe A/H1N1. L'épidémie continue ainsi sa progression, alors que l'on assiste à une nette poussée en Asie. En tout, le virus mutant A/H1N1, pour lequel il n'existe pour le moment pas de vaccin, a officiellement contaminé 10.243 personnes dans 41 pays, faisant 80 morts, selon l'OMS. Mercredi, Taïwan est devenu le 41e pays concerné avec l'annonce d'un premier cas sur un médecin australien, arrivé de New York via Hong Kong. En France, le nombre de cas confirmés s'élève à seize, mais aucune forme sévère du virus n'a été observée jusqu'à présent.
"La majorité des nouveaux cas (+413 en une journée) ont été recensés aux Etats-Unis et au Japon", qui compte 210 cas dont 51 nouveaux en 24 heures, selon l'OMS. Le Japon est désormais le quatrième pays le plus touché après le Mexique, les Etats-Unis et le Canada. Conséquence, les experts de l'OMS surveillent de près la situation au Japon où l'apparition d'un foyer de contamination "autonome" en dehors du continent américain justifierait de déclarer le monde en état de pandémie et de relever le niveau d'alerte de cinq à six, le maximum.
Une mutation redoutée
Aux Etats-Unis, les autorités ont revu une nouvelle fois à la hausse le nombre de cas à 5469 (+346) dans 47 Etats ainsi que dans la capitale Washington. Des analyses ont toutefois montré que le bébé de 16 mois décédé en début de semaine à New York d'une forte fièvre et de difficultés respiratoires n'avait pas contracté le virus A/H1N1. Au Mexique, épicentre initial de l'épidémie, les autorités sanitaires ont annoncé 100 malades supplémentaires en 24 heures portant le total à 3.60 ainsi que 4 décès, soit un bilan de 76 morts, le plus lourd du monde.
L'épidémie a également dominé les travaux de l'assemblée annuelle de l'OMS à Genève où le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les 193 Etats membres à "rester vigilants, attentifs au moindre signe" de propagation du virus. "Comme les pandémies précédentes l'ont montré, la situation peut évoluer par phases : une phase modérée peut être suivie d'une autre phase qui le sera moins", a-t-il prévenu. Les experts de l'OMS redoutent une mutation du virus en une souche plus dangereuse après un possible échange de matériel génétique avec le virus aviaire H5N1, dont le taux de mortalité peut atteindre 60%.
(D'après agence)
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