© Daniel Aguilar/ReutersGordon Brown dans le pétrin
Le Premier ministre est éclaboussé par un scandale : celui des notes de frais que se font rembourser les parlementaires. Il a promis de réformer le système en profondeur.
Publié le 08/05/2009
Santa Barbara en proie aux flammes
Plus de 18.000 habitants de cette ville huppée de Californie ont été déjà évacués devant l'incendie. 75 maisons ont déjà été détruites.
Publié le 08/05/2009
L'épidémie de grippe mutante, qui aurait fait près d'une centaine de morts au Mexique depuis le 24 avril (selon un bilan non validé par l'Organisation Mondiale de la Santé), continue de se propager. Samedi soir, 658 cas ont été confirmés dans le monde par l'OMS, dont 17 mortels. Dix-huit pays sont touchés. Cette grippe ne semble en revanche pas aussi virulente que l'épidémie de 1918, baptisée "grippe espagnole", qui avait fait des dizaines de millions de morts dans le monde, a affirmé vendredi un haut responsable américain à la Santé. Un responsable de l'OMS a toutefois déclaré samedi qu'on ne savait "pas à quel point la pandémie peut être grave", estimant que l'évolution de la situation des "prochains jours en Europe" serait déterminante. En revanche, l'OMS assure ne pas avoir "de doute" sur la faisabilité d'un vaccin efficace. Voici le point sur la situation mondiale, samedi soir.
L'Amérique en première ligne
Au Mexique, où le bilan officiel de l'épidémie donné par les autorités locales est passé samedi à 16 morts sur 397 cas confirmés, le ministre de la Santé estime que le virus est "dans une phase de stabilisation". Le ministre José Angel Cordova s'est toutefois montré prudent, considérant encore "prématuré de dire que (le pays) avait passé l'étape la plus compliquée" de l'épidémie. Le nombre de décès "probables", donné par les autorités sanitaires du pays, est établi à 101, moins que les 176 annoncés ces derniers jours (*). Mais selon le ministre mexicain de la Santé, le virus est "moins agressif" qu'on ne le craignait et présente un taux de mortalité nettement inférieur à la grippe aviaire ou au SRAS, responsable de la mort de 800 personnes, principalement en Asie en 2003. Le président du Mexique a toutefois recommandé à la population de rester chez elle pendant le week-end.
Aux Etats-Unis, où un bébé est décédé, le nombre de cas confirmés s'est alourdi samedi à 160, répartis dans 21 Etats. Fait notoire, un membre de la délégation qui a accompagné Barack Obama au Mexique en avril aurait été contaminé. Sur les 100.000 écoles que compte le pays, 300 sont fermées. Par ailleurs, la secrétaire à la Santé a annoncé l'achat de 13 millions de traitements antiviraux pour reconstituer les stocks stratégiques et la distribution de 400.000 de ces médicaments au Mexique. Plusieurs compagnies aériennes ont décidé de réduire leurs vols à destination du Mexique. Le président Barack Obama s'est dit "optimiste quant à notre faculté de gérer cette situation de manière efficace".
Au Canada, 3e plus gros foyer épidémique, le nombre de personnes touchées était samedi soir de 51. Au Costa Rica, une personne est contaminée. Pour l'heure, aucun autre pays du continent américain n'est concerné par l'épidémie.
En Europe, des cas de malades qui ne sont pas allés au Mexique
En Europe, la grippe progresse également. Avec 15 cas confirmés par l'OMS, le Royaume-Uni est désormais le pays le plus touché avec la contamination de personnes qui ne se sont pas rendues au Mexique. Même chose en Espagne, où au moins 13 personnes sont actuellement contaminées. Le nombre de cas suspects a en revanche été revu à la baisse samedi, de 108 à 103. L'Allemagne comptait samedi soir 6 cas avérés. Un cas de grippe A/H1N1 a été constaté chez une infirmière qui ne s'est pas rendue au Mexique non plus mais qui avait été en contact avec l'un des trois malades jusqu'ici recensés outre-Rhin. Elle a depuis guéri. Un homme de 38 ans a également contracté le virus après avoir séjourné dans la même chambre d'hôpital qu'un malade atteint du virus et qui revenait lui du Mexique. D'autres cas suspects sont en cours d'analyse.
En Suisse, aux Pays-Bas, au Danemark et en Autriche, plusieurs cas avérés ont été signalés. Un premier cas a également été confirmé samedi en Italie, plus précisément en Toscane. Mais le patient, qui était revenu de Mexico le 24 avril avec une fièvre légère, s'est depuis complètement rétabli. Samedi soir, c'était au tour de l'Irlande de confirmer un premier cas de contamination.
En France, on dénombre désormais deux cas avérés et sept "probables", ont annoncé samedi des responsables de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris : lire notre article. Vendredi, la France était passée en niveau d'alerte 5 : lire notre article.
Israël et la Nouvelle-Zélande aussi
Deux autres pays ont également fait état de cas confirmés de la grippe A/H1N1 sur leur territoire. Il s'agit d'Israël (3 cas) et de la Nouvelle-Zélande (4 cas). La situation dans ce dernier pays, qui comptait samedi 116 cas suspects, pourrait, selon l'OMS, s'aggraver. En effet, en raison de l'hiver austral, plus propice au virus de la grippe, le virus pourrait s'y développer de manière plus évidente dans les mois à venir. En Europe, par contre, l'arrivée de l'été devrait atténuer l'épidémie, selon l'OMS.
Deux cas en Asie
La Chine a annoncé vendredi l'existence d'un premier cas avéré de grippe mutante. La personne contaminée se trouverait Hong Kong, selon les autorités. Un autre malade a été confirmé samedi en Corée du Sud. Un cas est suspect en Inde.
L'Afrique épargnée pour l'heure
L'Union africaine appelle ses 53 Etats membres à la vigilance et à la coordination face à l'épidémie de grippe, bien qu'aucun cas confirmé n'ait encore été détecté en Afrique. Seule l'Afrique du Sud avait signalé deux cas suspects mercredi.
Le point sur les mesures gouvernementales
L'Indonésie et la Norvège déconseillent à leurs ressortissants de se rendre au Mexique ou dans les pays affectés. La Russie déconseille les voyages vers le continent américain. La majorité des pays de l'UE écarte une idée française de suspendre les vols aller vers le Mexique. La Chine a décidé de suspendre les vols entre le Mexique et Shanghai, après la confirmation d'un cas de contamination par le virus de la grippe porcine d'un Mexicain arrivé à Hong Kong via Shanghai. En guise de réprésailles, le Mexique recommande à ses ressortissants de "ne pas voyager en Chine". L'ONU conseille à tous ses fonctionnaires de ne pas se rendre dans des pays à risque. Une cinquantaine de vols, dont 20 liaisons internationales, ont été annulés au Mexique depuis le début de l'épidémie de grippe, indiquent les autorités mexicaines du transport aérien.
(*) Les données de l'OMS sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l'organisation après leurs annonces.
La grippe menace davantage les malades du sida |
Les sujets immunodéprimés, ce qui inclut les patients porteurs du virus du sida, sont plus menacés que d'autres par la nouvelle souche de grippe A/H1N1, et ils devraient dès lors être prioritaires pour les traitements antiviraux, a déclaré samedi l'Organisation mondiale de la Santé. Bien que l'on ne dispose pas encore de données suffisantes pour prédire l'impact d'une possible pandémie de grippe sur les populations affectées par le VIH, les interactions entre le VIH/sida et l'A(H1N1) pourraient être importantes, prévient l'OMS. Les pays avec une prévalence élevée de VIH, qui pour la plupart se trouvent en Afrique, doivent faire en sorte que les personnes vulnérables obtiennent les médicaments dont elles ont besoin pour combattre l'infection grippale, poursuit l'organisation. Elle conseille d'administrer les antiviraux dans les 48 heures de l'apparition des symptômes. Il n'existe aucun problème connu d'administration de ces médicaments parallèlement aux antirétroviraux que prennent les malades du sida. D'après les estimations de l'OMS, il y a dans le monde 33 millions de personnes infectées par le virus du sida. |
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