Nicolas Sarkozy s'exprimant à l'Elysée sur les questions de sécurité (28 mai 2009) © TF1/LCINicolas Sarkozy a estimé jeudi qu'il était "temps de traiter" le sujet des dépassements d'honoraires dans les cliniques, demandant au gouvernement de "s'y préparer", à l'ouverture du 39e congrès de la Mutualité française à Bordeaux. Le chef de l'Etat a également prévenu que les complémentaires santé devraient à l'avenir participer à la prise en charges de "nouveaux besoins" de protection sociale : dépendance, maladies chroniques...
"Les régimes de base ne pourront pas tout financer, a prévenu le président de la République. Il faudra faire des choix (...) La croissance de notre économie, même quand nous serons sortis de la crise, ne permettra sans doute pas aux régimes de protection sociale de base de couvrir l'intégralité des nouveaux besoins". Et d'ajouter : "Les dépassements d'honoraires dans les cliniques incitent certains de nos concitoyens à renoncer aux soins et ce n'est pas acceptable".
Nicolas Sarkozy a constaté que l'assurance maladie et les syndicats de médecins n'étaient toujours "pas parvenus à un accord sur ce sujet", dans le cadre d'une négociation entamée l'an dernier pour encadrer les dépassements d'honoraires dans les cliniques. Ces dépassements "ne sont pas en soi un problème. Je ne parle que des dépassements des chirurgiens, des anesthésistes et des gynécologues-obstétriciens", a-t-il tenu à souligner. "Le législateur doit-il reprendre la main? Je demande au gouvernement de s'y préparer. Cela fait des années que le sujet des dépassements d'honoraires est sur la table, il est temps de le traiter", a-t-il ajouté.
"Nouveau partenariat"
Le président a également jugé "normal" que la Mutualité, qui "siège au conseil de la caisse nationale d'assurance maladie", soit également "représentée au sein du conseil de surveillance des agences régionales de santé qui vont être mises en place prochainement". "Je demande à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, d'y être attentive dans l'application de la loi Hôpital", a-t-il indiqué.
Favorable à un "partenariat nouveau entre l'assurance maladie et la Mutualité française", le chef de l'Etat a souhaité que les assureurs complémentaires signent les accords entre assurance maladie et les syndicats de médecins, portant sur les frais d'optique et dentaires. Autre souhait : que "le gouvernement étudie de façon approfondie la proposition du mouvement mutualiste sur les maladies chroniques".
Avant que Nicolas Sarkozy ne prenne la parole, le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, avait demandé aux plus de 3.000 délégués mutualistes présents dans la salle de "respecter les valeurs de la République". En clair, de réserver un bon accueil au chef de l'Etat, dans un contexte de tension lié notamment à l'instauration d'une taxe sur les complémentaires santé.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




