Elle veut un bébé de son mari décédé

le 29 juillet 2009 à 17h37 , mis à jour le 29 juillet 2009 à 17h52

Une femme, originaire des Côtes d'Armor, réclame à la justice la restitution du sperme de son mari décédé afin d'aller se faire inséminer à l'étranger.

Une laborantine manipule des tubes à essai.Une laborantine manipule des tubes à essai. © REUTERS

Son mari est mort d'un cancer il y a un an et elle se bat pour obtenir le droit d'être inséminée avec le sperme de celui-ci. Cette femme, originaire de Lannion dans les Côtes d'Armor, a assigné en justice le centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme  (CECOS) de Rennes pour récupérer le sperme que son mari avait fait congeler par  précaution alors qu'il était atteint d'un cancer. "Nous demandons au Cecos la restitution des 'paillettes' de son mari qui est décédé il y a un an. De cette manière, elle pourra aller se faire inséminer en  Espagne", a déclaré  mardi son avocat, Gilbert Collard, confirmant une information du Parisien.

L'insémination post-mortem n'est pas autorisée en France, mais autorisée dans certains pays européens. Une première date d'audience devant le tribunal de  grande instance de Rennes a été fixée au 13 août, mais elle est susceptible d'être reportée, a précisé l'avocat.  Le projet parental du couple est "indiscutable", a ajouté M. Collard.  "L'époux a accepté qu'on effectue un prélèvement de sperme pour qu'il soit donné  à sa femme, sa femme doit pouvoir le récupérer", a plaidé l'avocat, selon lequel  la jurisprudence en la matière est "fluctuante".

"Il faut faire évoluer la loi"

Le 11 juin dernier, lors de débats bioéthiques à Rennes, cette femme de 39  ans qui réside dans les Côtes d'Armor, avait pris le micro dans le public. Brièvement, très émue, elle s'était exprimée pour dire son désir d'avoir un enfant de son mari, et insister sur le fait que son enfant aurait bien un père. La délicate question de l'insémination post mortem a en effet été examinée  dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique, visant à associer l'opinion  publique au processus de consultation lancé en vue d'un réexamen par le  Parlement en 2010 de la loi de bioéthique de 2004.

Le rapport des Etats généraux de la bioéthique indique que l'avis issu du  forum de Rennes est "très réservé sur le transfert post-mortem (devant être,  selon eux, analysé au cas par cas)".
"Il faut faire évoluer la loi", a dit Gilbert Collard.

 

(D'après agence)

le 29 juillet 2009 à 17:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

15 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Momo19, le 03/08/2009 à 12h54

    Je suis tout à fait d'accord avec cette femme de désirer d'un enfant de son mari mort, je pense qu'elle a pris une bonne décision,et en même temps elle pourra mieux faire le deuil de son mari et ne le jamais oublié car elle aura une partie de son mari avec elle et enfin c'est son droit de réclamer le sperme de son mari, je vous madame bon courage à vous et battez vous ,c'est votre combat et en haut votre mari sera fier de vous, vous le méritez marie

  • Nono, le 30/07/2009 à 18h25

    Je suis moi meme atteint d'un cancer du sang, actuellement en traitement, je suis egalement passe au CECOS et je comprend tout a fait le besoin de cette femme.Je ne comprend pas que l'on puisse lui interdir cela, ils etaient maries, ils voulaient un enfant sinon ce pauvre Monsieur n'aurai pas ete au CECOS.Alors laisse la se faire insemine et avoir cet enfant qu'elle desir vraiment.Madame je suis de tout coeur avec vous. Merci de me publier

  • Pimtite, le 30/07/2009 à 17h31

    Le choix de devenir parent était semble-t-il là avant le décès de Mr. D'où un don de sperme en prévision. Mme a 39 ans, je pense que c'est honorable de sa part de faire ce dernier cadeau à son défunt mari ainsi qu'à sa famille. En effet, c'est pour vivre à travers son mari, mais on ne peut pas lui en vouloir de désirer un enfant de l'homme qu'elle aimait. Il y en a qui se font "sauter "uniquement pour avoir les alloc et on ne les juge pas!! il faut resituer les choses dans leur contexte et s'ouvrir l'esprit.

  • Azerty, le 30/07/2009 à 12h22

    A Anne de Lampertheim, je reprends vos propos "prolonger la vie de son epoux". Vous rendez vous compte de ce que vous ecrivez? Ne trouvez-vous pas cela egoiste? Son mari est decede. Cet enfant ne remplacera PAS son mari. Il faut penser a cet enfant d'abord.

  • Laeti, le 30/07/2009 à 12h19

    Pourquoi pas.... mais ceci dit l'enfant aura un boulet toute sa vie.....je suis bien placé pour le savoir....pour n'avoir de pere. On a beau savoir, faire semblant, être aimé c'est perturbant...on en bave.....un père le geniteur est très important pour se construire une vie....plus je vieillis plus je m'en rend compte ( c pas insurmontable non plus mais ....il y a ce vide que personne n'arrive a combler). C'est la vie.

  • Lea, le 30/07/2009 à 11h36

    Je suis très surprise des réactions à cet article. Il me semble évident que c'est à l'enfant qu'il faut penser, et non au désir de cette femme! Savoir que son père est mort avant sa conception me semble extrêmement perturbant!

  • Vincent de Savoie, le 30/07/2009 à 10h17

    C'est d'abord au futur enfant qu'il faut penser... Comment lui expliquer qu'il ne connaîtra jamais son père car celui-ci est mort bien avant sa naissance et même avant sa conception ? Même si contrairement aux enfants nés sous X, il saura qui était son père, personnellement je doute que ce soit une bonne chose pour lui... Et le pire serait qu'on lui mente en lui disant qu'un autre homme est son père, surtout si il est le seul à ignorer ce secret de famille et qu'il finira toujours par apprendre un jour par hazard...

  • Christ, le 30/07/2009 à 09h55

    Comme on dit il faut laisser passer du temps pour que cette dame fasse son deuil et il est bien connu qu'en France les lois sur la bioéthique avance doucement. Je ne crois pas qu'on lui ai dit que la chose serait possible même après le décés de son mari car les conditions sont très strictes.

  • Eurydice, le 29/07/2009 à 21h48

    Vouloir un enfant sans père? Est ce bien raisonnable? Par les temps qui courent il est tellement difficile d'élever un enfant quand on est deux, alors toute seule..... Je suis large d'esprit mais je ne trouve pas que ce soit une solution aux problèmes de cette dame. Elle a du mal à faire son deuil et veut revoir dans son enfant une projection de son défunt mari. Je trouve ça triste.

  • Anne, le 29/07/2009 à 21h44

    Pourquoi compliquer la vie de cette femme ? C est a elle de decider, c est sa vie privee .en france on aime bien mettre des batons dans les roues.C est pour elle et sa famille la meilleure facon de prolonger la vie de son epoux.courage ne baisser pas les bras

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience