Couloir d'hôpital © TF1/LCILa convergence des tarifs entre cliniques et hôpitaux, prévue pour 2012, a récemment été reportée à 2018. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé nécessaire de disposer "d'études robustes et crédibles" sur les différences de coût. En attendant, et en l'absence de telles études, chacun peut avancer ses propres arguments et ses propres évaluations. C'est précisément ce qu'a fait la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l'essentiel des cliniques, à l'occasion d'une campagne lancée dans les médias. Une campagne très mal ressentie par la Fédération hospitalière de France (FHF), regroupant les responsables du secteur public hospitalier, qui y a vu une "véritable agression".
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Publié le 21/11/2009
Il faut dire que pour sa campagne de communication, la FHP a mis les moyens : de multiples communiqués, des encarts publicitaires dans les journaux... et une lettre ouverte adressée dimanche au Président de la République. Avec un argument choc : selon la FHP, les tarifs des cliniques sont de "37% inférieurs en moyenne à ceux du public", d'où l'idée que les hôpitaux provoquent un "surcoût injustifié". Précisons, tout de même, que les tarifs en question sont les sommes que l'assurance maladie verse aux établissements de santé en fonction des soins réalisés, et non pas les sommes déboursées directement par les patients.
"Nous ne choisissons pas nos patients"
Colère de Claude Evin, président de la FHF, et de son vice-président, le député UMP Jean Leonetti, qui s'est dit "indigné". Selon la FHF, les comparaisons des cliniques ne sont pas valables parce que les tarifs qu'elles affichent "ne comprennent pas les examens biologiques et d'imagerie", les dépassements d'honoraires ou encore les suppléments hôteliers. "L'hôpital ne refuse pas de se poser la question de son efficience, mais nous ne faisons pas du tout la même chose", a souligné Claude Evin, prenant l'exemple de l'obstétrique, où l'hôpital public assure "une part beaucoup plus importante des grossesses à risque".
La FHF rétorque par ailleurs que les cliniques ont une activité essentiellement programmée, tandis que les hôpitaux prennent en charge "88% des passages aux urgences" et assument des missions de service public, d'enseignement et de recherche. "Ces surcoûts pour l'hôpital ne sont pas financés", a jugé la FHF. "Nous ne choisissons pas nos patients, ça fait aussi une très grosse différence", a par ailleurs souligné Paul Castel, représentant des directeurs de CHU.
D'après agence
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