© eTF1Le vaccin contre la grippe A/H1N1 doit arriver dans les prochaines semaines, mais le stock à disposition ne devrait pas suffire à vacciner tout le monde, en cas d'épidémie. "Il y aura des gens à vacciner avant d'autres", a donc prévenu lundi le directeur général de la santé Didier Houssin. "Il y aura sûrement des choix à faire. Ce sera une décision politique importante qui ne sera probablement pas prise avant septembre quand on en saura plus sur l'épidémie et les vaccins, leur efficacité, leur inconvénients", a-t-il expliqué sur Europe 1. Il a évoqué un pic de l'épidémie en "octobre-novembre-décembre", ajoutant qu'"à vrai dire on ne sait pas, car le virus a sa propre stratégie".
"Il faudra prendre à un moment donné ces décisions et expliquer les choses s'il y a un ordre de priorité, que chacun en comprenne les raisons". "Il faut aussi que les gens comprennent que le vaccin n'est pas un produit miracle, qu'il peut ne pas être efficace à 100% qu'il peut avoir des inconvénients", a-t-il poursuivi. "Mais tous seront soignés, on a des médicaments pour tout le monde et il y aura aussi des vaccins pour tous", a assuré le directeur général de la santé. "Aujourd'hui je crois qu'il faudra vacciner certainement en premier les plus vulnérables et sans doute ceux qui sont au contact direct des malades, les personnels de santé", a-t-il estimé.
Le vaccin "sera disponible à la sortie des usines probablement à partir de septembre-octobre, mais il y aura ensuite tout un processus de qualification" et "une autorisation de mise sur le marché", a-t-il ajouté. "Il y a encore aujourd'hui une grande incertitude sur la date précise à laquelle le vaccin pourra être utilisé", a-t-il remarqué.
D'après agence
Tous les pays auront besoin de vaccin |
La pandémie de grippe "ne peut pas être arrêtée, et donc tous les pays vont avoir besoin de vaccin", a déclaré lundi une responsable de l'Organisation mondiale de la santé. Les experts consultés par l'OMS ont fixé comme priorité la vaccination des travailleurs du secteur de santé "afin de maintenir en marche les systèmes de santé", a indiqué le Dr Marie-Paule Kieny, directrice du service de l'OMS chargé de la recherche sur les vaccins. Les Etats doivent adapter les recommandations de l'OMS pour la vaccination en fonction de "La situation épidémiologique qui est différente selon les pays" notamment en ce qui concerne la gravité des symptômes, a relevé le Dr Kieny. |
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