© REUTERSL'information est parue dans le Parisien jeudi matin : le gouvernement va débourser 700 millions d'euros pour acheter des vaccins contre la grippe A/H1N1. Cette somme permettra d'acquérir 100 millions de doses auprès de quatre laboratoires pharmaceutiques (Sanofi, GSK, Novartis et Baxter). Selon le quotidien, le montant de ce marché, classé "secret-défense", a été confirmé par Matignon, qui préciserait par ailleurs que la décision avait été prise par la cellule de crise interministérielle placée sous l'autorité du Premier ministre.
Toutefois, alors que le Parisien indique que les négociations avec les laboratoires ont abouti, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a tenu à préciser jeudi matin que ces négociations pour l'acquisition de vaccins étaient "toujours en cours". Les résultats de ces négociations seront communiqués à l'issue de la réunion de la cellule interministérielle de crise, ajoute la ministre. Cette réunion doit se tenir mercredi prochain, selon les indications fournies la semaine dernière par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.
Quoiqu'il en soit, une partie de cette somme serait tirée des caisses de l'Etat et une autre de celles de la Sécurité sociale. A l'Elysée, on confirme que "l'assurance maladie aura forcément un rôle à jouer dans cette affaire", sans préciser l'ampleur de sa contribution, annonce le Parisien. Selon le journal, le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie soumettra dès jeudi après-midi au vote de son conseil d'administration des "propositions sur les charges et produits pour l'année 2010". Dans ce document figurent les nouvelles dépenses, liées aux "mesures de prévention contre la grippe A (H1N1), dont l'achat de vaccins à l'industrie pharmaceutique".
Déficit de la Sécu
Selon un rapport présenté jeudi devant le conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie, l'achat des plus de 90 millions de vaccins à l'industrie pharmaceutique devrait coûter entre 600 et 800 millions d'euros. Un achat "financé à 50% par l'assurance maladie", précise la Cnam, selon laquelle "une provision de 400 millions d'euros concernant la participation de l'assurance maladie à l'achat par l'EPRUS de vaccins contre la grippe A" a ainsi été prévue.
Cette dépense supplémentaire de la Sécurité sociale pourrait susciter une polémique sur fond de déficit abyssal. Du côté du gouvernement, on considère toutefois que les 100 millions de doses commandées seraient susceptibles de vacciner l'essentiel de la population française.
| 403 cas avérés en France |
La France dénombrait mercredi 403 cas de grippe A (H1N1) depuis le début de l'épidémie, selon un dernier point de l'Institut de veille sanitaire (InVS). Lors du précédent bilan, lundi dernier, 371 cas avaient été recencés. La ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, avait indiqué la semaine dernière que le vaccin contre la grippe A (H1N1) serait disponible à l'automne en France. Selon les experts, vacciner un Français sur deux, soit environ 30 millions de personnes, suffirait à protéger l'ensemble de la population du pays. Roselyne Bachelot a précisé que la situation en France, où l'on ne dénombre "aucun cas grave" de grippe A n'avait rien à voir avec celle du Royaume-Uni, où près de 10.000 malades ont été signalés. |
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