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L'Organisation mondiale de la santé a lancé vendredi un avertissement : le virus pandémique A(H1N1) 2009 "se répand au niveau international à une vitesse sans précédent" (lire notre article). Et la France n'est pas épargnée. Dans l'Hexagone, de nouveaux cas de grippe A (H1N1) ont été annoncés ces derniers jours.
Le département de l'Aude a ainsi enregistré deux foyers de cas groupés de grippe A (H1N1), au sein d'une communauté de religieux de la région de Limoux d'une part, et parmi un groupe de
rugbymen de la région de Narbonne. "Le département compte à ce jour 29 cas avérés de grippe A qui sont pour l'essentiel de forme bénigne", précise la préfecture.
La maladie "reste, à ce jour, bénigne dans notre pays"
Dans le Pas-de-Calais, dix cas ont été confirmés dans un village de vacances d'Ambleteuse et sept autres sont soupçonnés. L'état de santé de ces personnes, qui font partie d'un groupe de 50 enfants et dix accompagnateurs, n'est pas jugé inquiétant. Vingt et un cas ont par ailleurs été confirmés dans un centre de vacances de Condé-sur-Vire (Manche).
Au total, ce sont vingt-sept épisodes de cas groupés de nouvelle grippe A(H1N1) qui ont été confirmés vendredi en France, dont 14 sans lien avec des cas importés, "confirmant l'installation d'une circulation du virus sur le territoire", selon le dernier bilan de l'Institut de veille sanitaire (InVS). "Le nombre de cas groupés augmente régulièrement", relève l'InVS.
La région Ile-de-France recense le plus grand nombre de cas groupés, dont 4 à Paris, 3 dans le Val-de-Marne et 1 en Essonne. A la date du 8 juillet, 403 cas confirmés ont été détectés en France métropolitaine, auxquels s'ajoutent 48 cas confirmés après l'arrêt du dépistage systématique. Aucun décès n'a été signalé et la maladie "reste, à ce jour, bénigne dans notre pays", souligne l'InVS.
(D'après agences)
| La grippe A/H1N1 plombe l'avenir de l'économie mondiale |
La pandémie de grippe porcine, qui se propage à une vitesse sans précédent selon l'OMS, pourrait saper les chances d'une reprise de l'économie planétaire cette automne et la plonger dans une phase de déflation, a prévenu vendredi le cabinet britannique Oxford Economics. Ce cabinet, lié à la célèbre université anglaise d'Oxford, dit avoir extrapolé les conséquences économiques potentielles de la grippe porcine à partir des précédentes épidémies grippales et de celle du SRAS, la pneumonie atypique, qui avait éclaté en Asie en 2003. Il en conclut, dans une étude publiée vendredi, que si l'impact économique et social de la grippe porcine est pour l'instant "très réduit", il faudrait "s'attendre à des coûts importants" si les taux d'infection se mettaient à grimper. |
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